Jean-Marc Crevier, conseiller municipal de Saguenay, Nadine Fortin, cofondatrice de Citoyens pour l’amélioration du système de santé mentale au Québec, Dominic Gagné, responsables des communications, Mireille Jean, députée de Chicoutimi, Bertrand Santerre, président du Maillon, étaient présents lors du lancement du nouvel organisme oeuvrant en santé mentale.

Jean-Marc Crevier et Mireille Jean offrent leur appui

Les soins en santé mentale sont redevenus le parent pauvre du système québécois de santé et c’est sur cette prémisse qu’a été lancé lundi le groupe Citoyens pour l’amélioration du système de santé mentale. Lors du lancement, le groupe a reçu l’appui du conseiller municipal à Saguenay, Jean-Marc Crevier, et de la députée provinciale de Chicoutimi, Mireille Jean.

L’organisme avait été présenté en primeur la semaine dernière dans ces pages.

C’est lors de la conférence de presse de lancement que les deux dames à l’origine du projet, Nadine Fortin et Dominique Gagné, ont reçu l’appui des politiciens. Ainsi, le conseiller municipal de Saguenay, Jean-Marc Crevier, a répondu présent pour mettre de la pression à la demande du groupe. Il a rappelé que lorsqu’existait Roland-Saucier, les services spécialisés étaient regroupés en un seul lieu. « Je suis content qu’un groupe de citoyens qui ne sont pas nécessairement des spécialistes veuillent se regrouper pour faire changer les choses. Si je peux faire ma part comme petit conseiller de Saguenay pour appuyer la démarche, je vais le faire ».

Présente également à la conférence de presse, la députée de Chicoutimi, Mireille Jean, s’est dite ouverte à ce qu’un débat ait lieu sur cette problématique.

L’initiative

À l’occasion de la semaine de la Santé mentale, Nadine Fortin, dont le père s’est suicidé en 2015 trois jours après avoir été brièvement hospitalisé pour une grave dépression, a annoncé la fondation du regroupement de citoyens qui se donne comme mandat de donner une voix aux personnes ayant à vivre avec des proches connaissant de graves difficultés. 

En dépit d’une plainte logée contre l’Hôpital de Chicoutimi au sujet de son père, Mme Fortin estime qu’aucun changement n’est survenu dans le traitement des malades malgré dix recommandations faites à l’établissement.

Au fil de recontres tenues avec des personnes vivant avec des proches ayant des problèmes, Mme Fortin a réuni les témoignages de 26 personnes dont les proches ont été touchés par la maladie mentale à la suite de difficultés personnelles, conditions de vie difficile et qui, dans certains cas, se sont soldés par des suicides faute de suivi de longue durée en hospitalisation. Une partie de ces témoignages ont été regroupés sur une page Facebook.

La schizophrénie, l’autisme, l’anxiété, la dépression, troubles de la personnalité liés ou non à des dépendances requiert des traitements et un suivi sur une longue durée, selon Bernard Santerre, président de l’organisme Le Maillon, qui a déploré la détérioration de la qualité des soins, entre autres depuis la fermeture de l’Institut Roland-Saucier et le virage ambulatoire qui devait soutenir les patients. « C’est d’une tristesse inouïe. Aujourd’hui, les patients sont gardés moins longtemps parce qu’il y a peu de place au 7e étage de l’Hôpital. Ils gardent un patient une journée ou deux, malgré parfois qu’il y ait des ordonnances de la cour pour les garder plus longtemps », explique M. Santerre.