Saguenay (JonquiÀre), CRE. Jean-Marc Crevier

Jean-Marc Crevier accuse Luc Boivin de jouer à la belle-mère

Le conseiller municipal du district 6 de Saguenay, Jean-Marc Crevier, n’apprécie guère le rôle de belle-mère que s’attribue l’ex-conseiller Luc Boivin lorsqu’il critique la hausse de rémunération votée par les élus le 1er octobre.

Sur les ondes de Radio-Canada, le directeur général de la Fromagerie Boivin a fustigé la décision du conseil de voter l’ajustement de salaire en pleine journée d’élections provinciales, alors que l’attention des contribuables était détournée, laissant entendre qu’il s’agissait d’une manière de camoufler la décision. De plus, il a mentionné que l’augmentation votée constitue un mauvais exemple pour le futur, en raison du renouvellement des conventions collectives du secteur municipal

M. Crevier rappelle que la résolution adoptée a fait l’objet d’un avis de motion un mois plus tôt et qu’elle a été largement couverte par les médias écrits et électroniques, rejetant du revers de la main l’argument de l’ex-élu, qu’il accuse de jouer à la belle-mère.

Luc Boivin

« On vient de conclure une entente de principe avec les chauffeurs de la Société de transport de Saguenay (STS). Ils auraient pu se revirer de bord, et l’employeur semble bien content de cette entente. Il n’a jamais été question de l’augmentation des conseillers ».

Le conseiller ne sait pas si la sortie publique de M. Boivin est justifiée par le fait que ce dernier aurait perdu ses élections lundi, mais il ajoute que Luc Boivin est mal placé pour commenter les ajustements de rémunération des nouveaux élus.

« Lorsque le directeur général de Promotion Saguenay Ghislain Harvey s’est fait voter un fonds de pension de 1,4 M $ sur deux ans, il était à la table du conseil d’administration de Promotion Saguenay. Il n’a pas de leçon à faire à personne », a-t-il dit.

Syndicalisation

Invité à commenter les démarches de syndicalisation des employés de Promotion Saguenay, qui ont déposé une requête en accréditation jeudi matin, M. Crevier a mentionné qu’il ne peut renier son passé syndical en affirmant que les personnes sont libres d’adhérer ou non à une organisation syndicale.

« Même la direction de Promotion Saguenay est satisfaite puisqu’elle aura à parler dans le futur à une seule personne plutôt qu’avec 36 », conclut-il.