Jean Tremblay dit avoir fait quelques appels, jeudi, afin de savoir si quelqu’un se souvenait avoir reçu les mémos du ministère. «Personne ne s’en souvient », a-t-il répondu.

«Je suis tanné de les entendre pleurer»

« Je commence à être tanné de les entendre pleurer. » L’ex-maire de Saguenay, Jean Tremblay, ne prend pas le blâme concernant le retard des travaux dans le réseau d’assainissement des eaux. Il ne nie pas avoir reçu des avis du ministère de l’Environnement, mais dit ne pas s’en souvenir. « De toute façon, ce n’est pas la fin du monde non plus. Des travaux de quinze millions sur cinq ans, ça fait partie de la vie. C’est ça, une ville. Ce n’est pas grave, qu’ils le réparent », a affirmé l’ancien maire, qui est une fois de plus sorti de sa retraite pour réagir aux propos du maire suppléant Michel Potvin. Ce dernier, expliquant le retard des travaux, a mis la faute sur l’ancienne administration municipale.

« Je vais être bien honnête, je ne m’en souviens plus de cet avis. Ça arrive souvent qu’une ville reçoive des avis, c’est normal. Je ne dis pas qu’on ne l’a pas reçu, mais je ne m’en souviens pas. Là, je commence à être pas mal tanné de les entendre pleurer et de toujours mettre ça sur le dos de l’ancienne administration », a souligné Jean Tremblay, lors d’un entretien accordé au Quotidien.

« Êtes-vous allé à Montréal dernièrement ? C’est le plus gros chantier que j’ai vu depuis longtemps. Est-ce que la mairesse Valérie Plante met ça sur le dos de Denis Coderre ? Non. On ne l’a jamais entendue se plaindre. Gérer une ville, c’est faire des travaux. Il [Michel Potvin] parle de travaux de 15 millions sur cinq ans, c’est rien ça, il n’y a pas de quoi tomber sur le dos. Nous avions mis 30 millions pour rénover l’usine d’assainissement des eaux à Jonquière, on n’en a pas fait tout un plat. Le conseil a pris une ville en bonne condition, Saguenay a un budget de 350 millions par année et c’est justement à ce genre de travaux que ça sert. Ils font quoi, avec cet argent ? », a souligné Jean Tremblay, ajoutant qu’il réagirait chaque fois que le conseil de Saguenay parlerait de l’ancienne administration.

Jean Tremblay dit avoir fait quelques appels, jeudi, afin de savoir si quelqu’un se souvenait avoir reçu les mémos du ministère. « Personne ne s’en souvient », a-t-il répondu.

En fouillant dans les procès verbaux du comité exécutif de Saguenay, le sujet avait été abordé le 25 août 2017. La Ville s’engageait alors à « fournir un plan de gestion des débordements conformément à la stratégie pancanadienne sur la gestion des affluents d’eaux usées municipales pour approbation auprès du MDDELCC (ministère de l’Environnement) d’ici le 15 novembre 2017 », est-il écrit dans le procès verbal.

Le maire Jean Tremblay participait à la rencontre du comité via téléphone.