Luc Boivin

«Je ne quitte pas en colon»

L’ex-candidat du Parti des citoyens de Saguenay, Luc Boivin, qui a fait défection à la toute dernière minute de l’élection municipale de dimanche, n’entend pas quitter la scène politique municipale en « colon », selon ses propres termes. Il entend soutenir les trois nouveaux élus de l’arrondissement de La Baie si ces derniers en expriment le besoin.

Invité à faire un retour sur les événements des derniers jours, M. Boivin n’est pas surpris des résultats de l’élection de dimanche. « Tu voyais que les partis politiques, ça ne passait pas beaucoup. Les gens qui ont fait de bonnes campagnes ont passé. Ç’a été moins évident pour les candidats qui avaient à affronter plusieurs candidats par district. Je suis confiant que ça va bien aller pour le nouveau conseil puisque les villes sont bien encadrées au plan législatif. T’arrives pas là en faisant la révolution. »

En ce qui concerne son retrait de la course, M. Boivin nie qu’elle ait été justifiée par de supposées visées à la présidence de Promotion Saguenay et la nomination d’Éric Larouche en remplacement du maire sortant Jean Tremblay. Il précise même que c’est lui qui a proposé la nomination d’Éric Larouche à la présidence, se disant en faveur de la dépolitisation de Promotion Saguenay.

« Depuis deux ou trois semaines, des proches savaient que j’allais quitter la course. J’ai informé les autres candidats de mon district, Éric Simard et Louis-Clément Tremblay, et je savais qu’ils avaient les compétences pour remplir le poste. » Il s’engage à les aider à faire le suivi des dossiers de l’arrondissement au besoin.

M. Boivin croit que les prochaines années à Saguenay ne seront pas une sinécure puisque la croissance économique ne sera pas au rendez-vous. Les investissements attendus qui font défaut dans les secteurs de l’aluminium (AP60, l’avenir de Vaudreuil) et de la foresterie lui font craindre une perte de valeur du parc foncier imposable et des années difficiles.

Critiques

Dans ses propos, M. Boivin critique fortement l’inaction du gouvernement Couillard qui, selon lui, a abandonné le développement économique des régions qui disposaient autrefois des crédits régions-ressources, les mesures liées à la Vallée de l’aluminium. Il conclut en affirmant que les élus et conseils municipaux ne disposent pas tant de pouvoirs au plan économique.