Jean-Marc Crevier ne laissera plus un de ses collègues au conseil municipal se faire «tomber dans la face pour toutes sortes de raisons»par les citoyens sans intervenir.

«Je me suis trouvé lâche», dit Jean-Marc Crevier

Le conseiller municipal Jean-Marc Crevier ne laissera plus les citoyens de Saguenay s’en prendre à un de ses collègues, comme cela s’est produit avec les gens de Laterrière à l’endroit de Michel Potvin. La prochaine fois, il s’en mêlera.

Questionné par les médias sur l’immensité du territoire à couvrir en prévision de l’élection partielle dans le district numéro un, qui comprend les secteurs du centre-ville de Jonquière et de Lac-Kénogami notamment, M. Crevier a avoué que cela implique une difficulté supplémentaire.

« La personne qui va se présenter doit être bien consciente de la problématique entourant Lac-Kénogami, en ce sens où l’évaluation de leur maison a monté énormément, et par le fait même, le compte de taxes. La problématique, c’est qu’ils estiment ne pas avoir les mêmes services que les autres. On dirait qu’ils croient ne pas faire partie de la Ville », commence par expliquer l’élu.

Il trace d’ailleurs un parallèle avec ce que les gens de Laterrière ont vécu depuis la fusion de 2002. La situation n’est pas toujours facile à comprendre et a occasionné certains débordements de colère verbale de la part des citoyens.

«Les candidats doivent savoir dans quoi ils embarquent», a-t-il ajouté. Jean-Marc Crevier a l’intention d’aider le prochain conseiller et de lui donner un coup de main. Il ne veut pas que le prochain élu vive ce que Michel Potvin a vécu au dernier conseil municipal où des gens se sont levés dans la salle à la fin de la réunion pour « lui tomber dans la face pour toutes sortes de raisons ».

« Je n’étais pas fier de moi. J’aurais dû intervenir pour défendre Michel Potvin. Lorsque tu as des gens de Laterrière ou d’ailleurs qui disent qu’ils paient beaucoup, mais qu’ils ont l’impression de ne pas avoir beaucoup de services municipaux, ça n’a rien à voir avec le conseiller municipal. C’est une problématique globale qui touche le conseil dans sa totalité. Et pour le prochain élu du district 1, il peut être certain que je vais travailler avec lui », indique Jean-Marc Crevier.

« Je me suis trouvé lâche moi-même de ne pas intervenir. Et s’il y en a autour de la table qui se sentent comme moi, ils n’auront qu’à intervenir la prochaine fois. Si jamais des gens viennent planter des élus pour des affaires qui se passent à Laterrière, en exemple, je vais intervenir. Ce n’est pas à Michel Potvin ou à un autre de trouver des solutions. C’est à tout le monde, ensemble, de le faire », a conclu Jean-Marc Crevier.

PLUSIEURS CANDIDATURES EN VUE, MAIS UNE SEULE DE CONFIRMÉE

Pour le moment, une seule personne a manifesté officieusement son intérêt. Il s’agit de Daniel Tremblay-Larouche, qui se présenterait comme indépendant.

Les élus se sont informés sur leur éventuelle participation à la campagne électorale. Rien n’empêche un indépendant ou un membre d’un parti de donner un coup de main à un candidat.

Au sein de l’Équipe du renouveau démocratique (ERD), des contacts ont été faits afin de présenter un candidat.

« Nous avons naturellement l’intention de présenter un candidat ou une candidate et l’annonce devrait être faite la semaine prochaine. Nous aurons quelqu’un qui défendra les idées du parti et celles des autres et qui voudra faire le tout en collégialité », a indiqué le conseiller et membre de l’ERD, Michel Potvin.

« Je ne sais pas si Dominic Gagnon (chef de l’Alliance Saguenay) a l’intention d’être de la course, mais il a le loisir de le faire. C’est à lui de prendre la décision », a indiqué M. Potvin.

Pas Dominic Gagnon

À l’Alliance Saguenay, un candidat devrait aussi être de la course, mais ça ne sera pas le chef Dominic Gagnon.

« Ce n’est pas mon option numéro un. Je ne suis pas la meilleure personne pour être en place. Il s’agit d’un gros changement pour un candidat. Je vais plutôt rechercher une personne qui partagera la même philosophie que le parti », de dire M. Gagnon.

« Pour l’Alliance Saguenay, nous croyons qu’il faut quelqu’un de la place et qui connaît les besoins des citoyens du coin », ajoute-t-il.

La présidente de l’arrondissement, Julie Dufour, sait que certaines personnes ont commencé à démontrer un intérêt et croit qu’il y aura plusieurs candidats en lice.

« Ce sont de gros souliers à chausser. C’est un quartier intéressant et un beau défi à relever. Nous cherchons des gens de toutes les compétences », indique Mme Dufour, qui a remercié la famille de Jonathan Tremblay de « l’avoir prêté à la Ville » durant six ans.

Le conseiller Jean-Marc Crevier habite dans le district concerné par la partielle et il entend voter en faveur du meilleur candidat possible, qu’il soit indépendant ou membre d’un parti.

« D’abord, ça ne me dérange aucunement que la mairesse et chef de l’ERD participe à cette élection. Les gens vont venir nous rencontrer et vont nous dire pourquoi ils se présentent. Je vais les écouter et peu importe d’où il provient, d’un parti ou non, je vais voter pour le meilleur candidat », de dire M. Crevier.