La mairesse Josée Néron et le nouveau directeur général de Promotion Saguenay, Denis Lemieux, ont effectué la tournée des médias, mercredi, pour permettre à l’ex-député de se présenter à la population.

«Je carbure au développement économique»

Le nouveau directeur général de Promotion Saguenay, Denis Lemieux, entend mettre en place le plan stratégique émanant du conseil d’administration de l’organisme, tout en teintant la fonction de son faible pour le développement économique.

La mairesse de Saguenay, Josée Néron, et le nouveau patron de Promotion Saguenay ont fait la tournée des médias, mercredi, pour une première prise de contact depuis la nomination de l’ex-député libéral. Denis Lemieux a visiblement hâte d’entrer en fonction et n’a aucun préjugé sur ce qu’il va trouver à Promotion Saguenay.

« Je suis convaincu qu’il y a de très bonnes personnes à Promotion Saguenay. Je vais travailler avec les gens et si jamais je trouve des choses qui ne sont pas correctes, je ne me gênerai pas pour les mentionner », insiste l’ingénieur de formation, qui a fait ses classes au sein des entreprises de l’homme d’affaires Benoît Allard, avant de créer sa propre entreprise.

« Vous me connaissez, je carbure au développement économique », a répété à quelques reprises Denis Lemieux. Il est toutefois demeuré prudent sur les orientations qu’il entend donner à Promotion Saguenay. Il veut prendre le temps de se familiariser avec la machine en place, et surtout de bien connaître l’équipe.

Le nouveau patron juge important de fournir à l’équipe les outils pour lui permettre d’obtenir du succès. Il est cependant convaincu de l’enthousiasme des gens pour accomplir leur travail.

Quant à l’avenir de Promotion Saguenay et surtout son orientation, la mairesse est intervenue pour souligner qu’il n’y avait aucune décision. Promotion Saguenay va donc poursuivre l’opération des navettes maritimes et de l’aéroport.

Messages positifs
Pendant les entrevues qu’il a accordées à la radio et également au Quotidien, l’ex-député a réitéré sa volonté de lancer des messages positifs à partir de Saguenay. Il considère essentiel de mettre en valeur les héros du développement économique afin de séduire les investisseurs. Il a en tête des exemples de personnes qui ont réalisé des choses intéressantes et qu’il faut faire connaître, en mettant l’accent sur la qualité de la main-d’œuvre que l’on retrouve au Saguenay.

Nouveau départ
Le nouveau directeur général n’aura pas à régler les problèmes de gouvernance identifiés par le vérificateur général.

Josée Néron estime que depuis l’élection, Promotion Saguenay a subi les modifications nécessaires permettant aux élus d’avoir un œil sur cet organisme.

La mairesse Josée Néron a de son côté souligné la volonté du candidat retenu par le comité de sélection de prendre en charge le développement économique. Elle est convaincue que la feuille de route de l’ex-député témoigne bien de sa capacité à accomplir ce travail.

Josée Néron remercie Arthur Gobeil
Mme Néron a profité de l’occasion pour remercier publiquement Arthur Gobeil. « M. Gobeil a pris la direction de Promotion Saguenay dans les conditions que nous connaissons, et je tiens vraiment à souligner son travail. »

+

IL NIE AVOIR TENU DES PROPOS DÉPLACÉS

Denis Lemieux a nié catégoriquement avoir tenu des propos déplacés au sujet de son ex-collègue néo-démocrate Karine Trudel dans le cadre d’une réunion avec des maires et des dirigeants syndicaux du secteur forestier du Lac-Saint-Jean en 2016.

Pendant les discussions, le député de Chicoutimi–Le Fjord, selon les informations recueillies par Le Quotidien et confirmées par deux sources, avait laissé entendre que Mme Trudel se comportait comme « une poule pas de tête » quand elle lui reprochait de ne pas s’occuper des problèmes de l’industrie forestière.

Denis Lemieux affirme qu’il n’a jamais tenu ces propos et qu’au contraire, il a invité la députée du Nouveau Parti démocratique lors d’une réunion en 2017 sur l’avenir de la papeterie Kénogami. Denis Lemieux considère que des personnes font de la politique et identifie le leader syndical d’Unifor Daniel Leblond comme étant l’une de ces personnes.

Le député est demeuré surpris quand Le Quotidien lui a fait part de la réaction négative face à sa nomination dans le secteur forestier. Il considère avoir travaillé activement pour mettre en place un programme d’aide de 800 M$. Il reproche aux ténors de l’industrie leur discours négatif qui nuit à tout le secteur.

Il assure avoir fait face à ce genre de campagne par le passé et n’a aucune crainte face à cette réaction.