L’attaché de presse du chef du NPD, James Smith, a déclaré au Toronto Star, dans un article publié mardi, que Jagmeet Singh (photo) était prêt à écouter les conseils pour se présenter dans toutes les circonscriptions, incluant Chicoutimi-Le Fjord. La rumeur veut plutôt que M. Singh tente de se faire élire dans Outremont.

Jagmeet Singh ne serait pas candidat

Même si le chef du Nouveau Parti démocratique (NPD), Jagmeet Singh, laisse entendre qu’il est ouvert à se présenter dans n’importe quelle élection partielle au Canada, il serait « surprenant et peu plausible » qu’il se lance dans Chicoutimi-Le Fjord.

C’est ce qu’a confirmé son attaché de presse, James Smith, lorsque joint au téléphone par Le Quotidien.

Des rumeurs courent en ce moment voulant que le chef du NPD cherche à se faire élire dans la circonscription d’Outremont. Elle est actuellement détenue par l’ancien chef du NPD, Thomas Mulcair, qui quitterait son siège à la fin de la session parlementaire.

James Smith avait déclaré au Toronto Star, dans un article publié mardi, que M. Singh était prêt à écouter les conseils pour se présenter dans toutes les circonscriptions, incluant Chicoutimi-Le Fjord. « Je l’ai utilisé comme un exemple pour dire que ça aurait pu être pris en considération. Il a toujours dit qu’il serait ouvert à écouter une personne qui lui dit qu’il devrait se présenter dans telle ou telle circonscription. (...) Mais c’est important pour lui d’avoir une connexion avec la circonscription. Il ne veut pas tirer avantage d’une situation où il serait parachuté », a expliqué M. Smith lors d’une entrevue en anglais.

Tout comme Martine Ouellet au Bloc québécois, le chef néo-démocrate n’est pas député actuellement à Ottawa.

Pas de retour pour Dany Morin

La circonscription de Chicoutimi-Le Fjord est vacante depuis la démission en novembre dernier de Denis Lemieux qui portait les couleurs du Parti libéral du Canada. En octobre 2015, il avait battu par 610 voix le député sortant, Dany Morin du NPD.

Ce dernier avait indiqué en novembre qu’il était en réflexion à savoir s’il allait faire un retour en politique. Contacté mercredi, il a fermé la porte pour l’instant. « Ma réflexion est terminée et je ne serai pas candidat à l’élection partielle ni à l’élection générale de 2019. Je prévois un retour en politique éventuellement, mais pas à court terme », a répondu l’ancien député.

Jusqu’à maintenant, un seul candidat potentiel a signifié son intérêt à représenter le NPD, soit Éric Dubois. Le conseiller syndical à la CSN a été candidat pour le NPD en 2004, en 2006, ainsi qu’à l’élection partielle dans Roberval-Lac-Saint-Jean, en 2007. Il s’était également présenté en 2015 à l’investiture néo-démocrate dans Lac-Saint-Jean, remportée par Gisèle Dallaire.

James Smith, à Ottawa, n’a rien entendu d’autre à propos d’une candidature à l’investiture additionnelle.

Il croit cependant aux chances de son parti de l’emporter, considérant que la circonscription voisine est représentée par le NPD avec Karine Trudel et qu’elle était détenue par Dany Morin auparavant. « Nous sommes très excités à l’idée de faire une forte campagne dans Chicoutimi-Le Fjord », a-t-il exprimé. Il a ajouté que le NPD espère que l’élection soit bientôt déclenchée par Justin Trudeau. « C’est toujours une préoccupation pour une circonscription de 100 000 personnes », a-t-il précisé.

Un autre appel de Richard Martel

Du côté du Parti conservateur, un autre communiqué de presse a été envoyé aux médias mercredi demandant le déclenchement de la partielle. « J’en conclus que le premier ministre Trudeau ne croit pas au rôle du député dans notre circonscription de Chicoutimi-Le Fjord. Après cinq mois d’attente, on s’aperçoit que le Parti libéral semble déstabilisé. Il doit déclencher l’élection, c’est une question de respect pour notre monde », a déclaré dans le document Richard Martel, le candidat officiel du parti.

Du côté des libéraux, plusieurs noms ont circulé, dont ceux de Simon-Pierre Murdock, Lina Boivin, Claude Bouchard et Michel Ringuette. Le premier ministre a jusqu’au 2 juin pour déclencher l’élection.

Pour ce qui est du Bloc québécois, Le Quotidien avait appris qu'un candidat avait été sélectionné par la chef Martine Ouellet, mais c'était avant que la crise actuelle éclate.