Jacques Pelletier, président du Mouvement Chicoutimi, a pris la parole à l’occasion d’un souper-bénéfice, à la salle des Chevaliers de Colomb.

Jacques Pelletier critique le livre de Dany Côté

Le Mouvement Chicoutimi poursuit son combat pour le changement du nom de la ville. Son président, Jacques Pelletier, n’hésite pas à critiquer le dernier livre de l’auteur Dany Côté intitulé La ville de Saguenay, une foule de souvenirs.

À l’occasion d’un souper-bénéfice, tenu à la salle des Chevaliers de Colomb mercredi, auquel ont participé plus d’une centaine de militants, M. Pelletier a qualifié d’exemple d’appropriation éhontée le document publié en 2018 aux éditions GID qui présente environ 180 photographies de la ville.

M. Pelletier a mentionné que le document financé par le gouvernement du Canada et la Société de développement des entreprises culturelles (SODEC) ne contient aucune mise en contexte ou mention de ce qui s’est passé depuis 1535 jusqu’à l’arrivée des colons en 1838, pas plus qu’une mention de la fusion de 2002 et des villes qui l’ont constituée. « Quelqu’un qui ne connaît pas l’histoire de la région, et c’est le cas des jeunes qui vont nous succéder, ce livre laisse croire que la ville a toujours porté le nom de Saguenay et que le site n’est occupé que depuis 1838 », a-t-il déclaré.

L’orateur a poursuivi en affirmant que tout le monde sait ou devrait savoir que ce nom perdure depuis la présence des Autochtones, il y a plusieurs milliers d’années. Les Européens ont connu le nom de Chicoutimi dès novembre 1535. Donnacona a mentionné à Jacques Cartier qu’il pouvait se rendre au Royaume du Saguenay par la rivière qu’on nomme Saguenay, qui devient peu profonde après huit ou neuf jours de navigation dans un lieu désigné comme étant Chicoutimi.

M. Pelletier a fait le point sur la requête présentée au conseil municipal le 6 juin réclamant la formation d’une commission sur la désignation du nom. Il a dit avoir appris à la suite d’échanges officieux que la requête a fait l’objet d’une assemblée plénière. Le nombre trop grand de sujets à régler, le fait que les électeurs veulent du concret et celui qu’il ne s’agisse pas d’une priorité auraient servi d’arguments pour refuser la proposition. « Il est évident que pour la majorité des élus, une commission ne leur paraît pas importante, loin de là. Par contre, on reconnaît qu’il y a eu des bizarreries en 2002 et on ne conteste pas les faits décrits dans la requête. »

M. Pelletier a rappelé qu’ailleurs au Québec, le choix définitif du nom a précédé la constitution des nouvelles villes alors qu’ici, le ministre des Affaires municipales et le comité de transition ont joué la carte uniquement politique en transmettant la patate chaude aux nouveaux élus.