Sylvain Gaudreault

Investissements de Rio Tinto: Gaudreault joint sa voix à Asselin

Le député de Jonquière, Sylvain Gaudreault, joint sa voix à celle du maire d’Alma, Marc Asselin, afin de réclamer de Rio Tinto qu’elle procède aux investissements annoncés dans le passé. Du même souffle, M. Gaudreault soutient que la région doit miser fortement sur le projet Elysis, susceptible de créer 1000 emplois et d’engendrer des investissements de 10 G $.

Après une fin de session parlementaire mouvementée, M. Gaudreault qui, comme ses huit collègues péquistes, occupe les bancs de la troisième opposition à l’Assemblée nationale, a dressé le bilan du travail accompli. « La 3e opposition, ce n’est pas une situation qu’on a souhaitée, mais on utilise davantage les avis de motion. On a une question par période de questions, parfois deux. Il faut utiliser autrement nos outils parlementaires », affirme-t-il.

Invité à se prononcer sur divers dossiers, M. Gaudreault s’est dit d’accord avec le maire Asselin à l’effet que la région doit faire pression sur Rio Tinto afin qu’elle remplisse ses engagements du passé concernant l’expansion de l’usine-pilote AP-6X au Complexe Jonquière, l’agrandissement de l’aluminerie d’Alma, le centre de coulée de billettes, des projets qui ont fait l’objet de grandes annonces sans se concrétiser pour toutes sortes de raisons, la dernière étant l’imposition de tarifs américains sur l’aluminium canadien.

« Il y a toujours un argument. Il faut que les gouvernements se tiennent debout en consentant des avantages, mais en exigeant des investissements. Je suis intraitable sur les investissements futurs du projet Elysis, dont l’objectif est de produire un aluminium sans carbone et pour lequel Rio Tinto vient d’embaucher 25 chercheurs de haut niveau appelés à s’établir à Arvida. Je veux que les investissements se fassent ici et que la région soit bénéficiaire d’une économie verte avec la création de 1000 emplois et des investissements de 10 G $. »

Au niveau local, M. Gaudreault affirme que la priorité des priorités est que le projet de rénovation et d’agrandissement du Patro de Jonquière fasse l’objet d’une annonce de la part du gouvernement d’ici le 14 juillet, tel qu’annoncé, d’autant plus que ce projet fait l’objet d’un support important de la population et que tous les chefs de partis ont pris des engagements en campagne électorale.

« Ce matin, je discutais avec le directeur du Patro, Yannick Gagnon, qui m’affirmait que lundi, 983 enfants ont été accueillis. Ça demeure le dossier no 1. J’ai fait plein d’interventions ce printemps. J’ai bon espoir que le dossier va trouver un accueil favorable », ajoute M.Gaudreault, affirmant même qu’il s’agit du seul dossier qui pourrait le faire sortir de ses vacances estivales.

La survie du service Jonquière Médic constitue un autre dossier important et c’est pourquoi le 28 mai dernier, il a pu discuter avec la ministre de la Santé, Danielle McCann.

« Ça fait partie de ses priorités d’offrir des services de proximité. Ça demande des infrastructures supplémentaires, mais j’ai bon espoir que l’on trouvera une piste d’atterrissage. »

La rénovation du Centre de ski du Mont-Fortin, du Club de curling Kénogami, qui soulignera son 100e anniversaire l’an prochain, le financement du dépassement de coût du Palace d’Arvida ainsi que la mise aux normes de l’urgence de l’Hôpital de Jonquière, un projet accepté, font l’objet de la liste des dossiers suivis attentivement.

Fonds vert

La décision du gouvernement d’abolir le Fonds vert soulève la critique du député qui déplore que le ministère de l’Environnement rapatrie la gestion du fonds tout en ajoutant le volet électrification tandis que le ministère de l’Énergie continuera de définir la politique énergétique. « On joue dans le même film que le précédent en raison du manque de transparence et de l’absence de reddition de compte dans la gestion du fonds. »

Selon lui, le fonds devrait être géré par une instance indépendante qui pourrait être supportée par un conseil scientifique. M. Gaudreault entend pousser plus à fond ses critiques lorsque le projet de loi abolissant le Fonds vert aura été déposé en chambre.