Investissements de 1M$ pour la cour de l’école Notre-Dame de Laterrière

Stéphane Bouchard
Stéphane Bouchard
Le Quotidien
Le Centre de services scolaire des Rives-du-Saguenay a investi cet été près d’un million de dollars dans la rénovation de la cour de l’école Notre-Dame à Laterrière. Les élèves de cet établissement, qui accueille des enfants de maternelle, première et deuxième année du primaire pourront profiter d‘un nouveau milieu de vie, plus près de la nature.

Jusqu’à la fin de l’année scolaire 2019-2020, la cour de cette école située au coeur du village de Laterrière était en asphalte. Des modules de jeu classiques s’y trouvaient. Les enfants, pendant la récréation et lors des pauses du midi, jouaient au ballon, se glissaient, grimpaient sur un module d’escalade.

Les élèves ne reconnaîtront pas leur cour d’école lors de la rentrée du 25 août. Entre 100 et 150 000 $ du projet a servi à l’achat de modules de jeu et à l’aménagement de la cour, selon la conseillère en communication du CSSRS, Claudie Fortin.

Une des particularités de ce nouveau concept se trouve dans le matériau choisi pour les modules. Les maisonnettes, la cuisinette, le parcours ninja, le xylophone et tous les autres jeux sont fabriqués en billots de cèdre provenant de l’Ouest canadien.

L’asphalte ne sera plus roi. La cour sera pavée avec des surfaces naturelles et on y retrouvera plusieurs arbres.

« De plus en plus, quand on doit faire des travaux, on en profite pour moderniser les cours d’école autour d’un thème qui est choisi en collaboration avec le personnel », explique Claudie Fortin, qui ajoute que l’école du Vallon à Petit-Saguenay et l’école primaire Saint-Joseph à La Baie ont elles aussi une cour repensée récemment et plus au goût du jour.

« Ces projets, poursuit Mme Fortin, sont en lien avec le Plan d’engagement vers la réussite. L’objectif final, c’est d’être inspirant. »

En dehors de faire bouger les enfants, la cour d’école servira aussi à enseigner. Deux classes extérieures, qui seront utilisées quand la température le permettra, y ont été aménagées.

« Il y a une portée pédagogique au projet. Les enseignants vont pouvoir faire l’école dehors. C’est une tendance qui est très appréciée autant des élèves que du personnel », indique Claudie Fortin.

L’entreprise derrière les modules de jeu est Eskair aménagement. Basée à Drummondville, elle se spécialise dans la conception et la fabrication de mobilier et d’équipements récréatifs extérieurs qui sont installés dans les parcs et les cours d’école.

Entretien de l’école

Au commencement de ce projet de rénovation, on retrouve des considérations très terre-à-terre. Le CSSRS devait procéder à des travaux d’entretien sur l’école Notre-Dame. Les deux fosses septiques et le champ d’épuration de l’établissement scolaire ont été remplacés par une station de pompage branchée au réseau d’égout de la Ville. Le drain de fondation, entre autres choses, a été lui aussi changé. Environ 800 000 $ a été consacré à l’entretien de cette école qui a une soixantaine d’années.

Les travaux, quant à eux, devraient être terminés pour la rentrée. « S’il reste des choses à faire la semaine prochaine, précise Claudie Fortin, ce sera mineur et ça n’empêchera pas le bon déroulement du début des classes. »