L’ancien Centre de liquidation Gagnon Frères deviendra un espace à vocation communautaire.

Investissement de 5 M$ dans l'ancien Centre de liquidation Gagnon Frères

Le secteur de Kénogami reçoit une bouffée d’oxygène au plan économique sous l’impulsion de divers organismes d’économie sociale avec un investissement de 5 M$ dans l’ancien Centre de liquidation Gagnon Frères.

Mardi, le directeur général de la Maison de quartier, Marc Gagnon, accompagné de la mairesse Josée Néron, du député de Jonquière, Sylvain Gaudreault, de la présidente de l’arrondissement de Jonquière, Julie Dufour, et des conseillers Michel Thiffault et Jean-Marc Crevier, a annoncé le déménagement, à compter de l’automne 2020, de l’organisme dans l’édifice commercial de 50 000 pieds carrés.

L’édifice a été acquis par Saguenay au prix de 1,1 M$ à la suite d’un processus d’expropriation en prévision du réaménagement de la Place Nikitoutagan.

La Maison de quartier occupera 30 000 pieds carrés tandis que le Centre l’Escale aménagera un café, « Le petit Continental » (en référence à l’ancien magasin à rayons ayant déjà existé), ainsi qu’une épicerie communautaire (L’halte-ternative), explique Caroline Dubé, directrice de l’Escale.

Depuis cinq ans, la population de Kénogami connaît un trou au plan commercial en raison de l’absence d’une épicerie dans le secteur. « La mission de la Maison de quartier demeurera la même, soit celle d’offrir des meubles, vêtements, livres et objets divers à bas prix. Pour nous, il s’agit d’une grande amélioration puisqu’on disposera d’un grand stationnement. On sera en mesure d’étaler plus de marchandises que dans l’édifice de la rue du Vieux-Pont », explique M. Gagnon.

Marc Gagnon, directeur général de la Maison de quartier de Jonquière ; Julie Dufour, présidente de l’arrondissement de Jonquière ; Caroline Dubé, directrice de l’Escale ; Jacynthe Larouche, du Mouvement Desjardins ; Josée Néron, mairesse de Saguenay, et Yannick Gagnon, directeur général du Patro de Jonquière, ont assisté au lancement du projet visant à convertir l’ancien Centre de liquidation Gagnon frères en un centre à mission communautaire.

Ce dernier ajoute que la Maison de quartier a un chiffre d’affaires de 1 M$ par année et connaît une croissance de 5 % annuellement. Elle investira 2 M$ dans le projet à même ses fonds. La collaboration d’organisme comme le Patro de Jonquière, le CIUSSS 02, le Mouvement Desjardins, Saguenay ainsi que l’Alliance pour la solidarité 02 et le Fonds québécois d’initiatives sociales ont permis de ficeler la plus grande partie du financement.

L’Escale

En entrevue, Mme Dubé a expliqué que l’avènement d’une épicerie et d’un café à Kénogami permettra de subvenir aux besoins de la population dans un cadre de mixité sociale.

« Nous allons vendre des denrées à prix coûtant à des familles défavorisées. Les personnes qui voudront être solidaires pourront acheter à prix régulier dans le cadre d’un concept d’épicerie sociale s’approvisionnant auprès de fournisseurs commerciaux. On ne s’approvisionne pas à même les banques alimentaires », précise Mme Dubé.

L’Escale est déjà présente sur la rue de la Fabrique à Jonquière avec ses 1500 membres, mais Mme Dubé constate que la clientèle de Kénogami ne s’y rend pas. L’organisme remplit également une mission de réinsertion socio-professionnelle pour une clientèle éloignée du marché du travail.

La mairesse Josée Néron a souligné le travail accompli par les conseillers Michel Thifault et Julie Dufour ainsi que l’Alliance pour la solidarité du Saguenay–Lac-Saint-Jean, une organisation qu’elle a qualifiée de pendant communautaire du Fonds d’aide aux régions.

Julie Dufour a louangé le projet annoncé en le qualifiant d’innovateur au plan régional. Le conseiller Thifault, qui a fait une sortie publique concernant l’état de dévitalisation du secteur Kénogami, a déclaré que le projet répondra aux besoins du milieu et qu’il contribuera à rehausser le prestige de la Maison de quartier. « Ça fait un an qu’on travaille là-dessus. Je tiens à féliciter Julie Dufour et Sonia Simard, directrice de l’arrondissement », conclut-il.