Située à quelques centaines de mètres, l’usine de Produits forestiers Résolu fournit une partie des besoins énergétiques des Serres Toundra.
Située à quelques centaines de mètres, l’usine de Produits forestiers Résolu fournit une partie des besoins énergétiques des Serres Toundra.

Investissement de 40 M$ aux Serres Toundra

Guillaume Pétrin
Guillaume Pétrin
Le Quotidien
Les Serres Toundra de Saint-Félicien souhaitent doubler leur production annuelle de concombres, passant de 50 à 100 millions de concombres produits. Pour y parvenir, de nouvelles installations sont nécessaires, ce qui représente un investissement total de 40 M$.

En entrevue avec Le Quotidien, le président de l’entreprise Éric Dubé a expliqué les détails de cette 2e phase de développement de l’entreprise. Si tout va bien, les travaux devraient être terminés d’ici octobre prochain.

« Présentement, on est en train de préparer les travaux de la phase deux. On a déjà fait tout le sous-terrain, les pieux et les fondations sont installés. Dans huit semaines, on s’apprête à bâtir la phase deux, et ce sera plus avancé technologiquement que la phase 1. »

Pour y arriver, l’entreprise félicinoise a fait appel au savoir-faire hollandais. Les travaux de la 2e phase représentent un investissement total de 40 M$ et permettront de doubler la production annuelle des concombres produits chez les Serres Toundra.

« On double la capacité au complet et on ajoute une pouponnière qui n’était pas prévue dans les plans au début. »

En effet, une pouponnière grande de deux hectares sera ajoutée au complexe et évitera ainsi à l’entreprise de continuer d’acheter leurs plants de concombres en Ontario. « On va faire nos propres plants. On voulait mieux contrôler nos plants, donc on a décidé d’en construire une ici pour les partir nous-mêmes. »

Cette deuxième phase permettra de produire 100 millions de concombres annuellement. Toute cette production s’écoulera sur les tablettes des épiceries du Québec, principalement chez IGA.

« On devrait être capable de répondre à 85 % de la demande du marché québécois. »

Comme les serres sont situées dans l’écoparc de Saint-Félicien et à proximité de l’usine de Produits forestiers Résolu, le maire Luc Gibbons se réjouissait de cet investissement majeur.

« On est bien content que la deuxième phase soit là, car c’est un beau signal de rentabilité pour les promoteurs et c’est excellent au niveau économique pour nous autres aussi. C’est prometteur pour l’avenir et positif pour les autres phases de développement. »

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LES GUATÉMALTÈQUES COMME SOLUTION 

Les nouvelles installations des Serres Toundra permettront la création de dizaines de nouveaux emplois, qui s’ajouteront à la centaine déjà en poste. Tout un défi à relever alors que la main-d’œuvre se fait rare.

« On est en pénurie de main-d’œuvre partout et ce n’est pas juste nous qui vivons ça, donc c’est très difficile d’avoir des gens, malgré les salaires que l’on paie, les employés avec des moyennes de 17 $ et 18 $ de l’heure », a précisé Éric Dubé, président de l’entreprise.

Dans ce contexte, l’entreprise se tournera encore une fois vers le Guatemala afin de recruter les futurs employés.

«  On a déjà une centaine d’employés et on va en avoir besoin de 70 de plus. On va regarder pour avoir des travailleurs locaux et guatémaltèques. Présentement, nous avons environ 15 % de travailleurs locaux. C’est certain que plus on a des locaux, plus on est content. »

Tous ces nouveaux travailleurs étrangers devront être hébergés et c’est dans cette optique que les Serres Toundra avaient acquis le presbytère de Saint-Félicien.

« On a acheté le presbytère de Saint-Félicien et ils vont habiter là. On l’avait acheté en prévision de la phase 2. »

En incluant le presbytère de Normandin et une autre maison à Saint-Félicien, l’entreprise pourra loger quelque 240 travailleurs guatémaltèques