Hélène Sévigny n'en peut plus du bruit, de l'alcool et de la musique.

Intimidation à l'édifice Cent Un

Une résidante du 380 rue de L'Hôtel-Dieu, à Chicoutimi, communément appelé l'édifice Cent Un, en a plus qu'assez du climat qui règne dans l'immeuble à appartements géré par l'Office municipal de l'habitation (OMH). Hélène Sévigny se dit victime d'intimidation et de menaces répétées et malgré une plainte déposée à l'OMH, elle n'arrive toujours pas à avoir la paix.
Hélène Sévigny n'en peut plus du bruit, de l'alcool et de la musique.
Une résidante du 380 rue de L'Hôtel-Dieu a porté plainte à l'OMH concernant des problèmes d'intimidation.
Hélène Sévigny a aménagé dans cette habitation à loyer modique (HLM) il y a deux ans et demi. Aux prises avec des problèmes de santé, la dame a vu son revenu chuter, puisqu'elle a été contrainte à quitter son emploi. « J'étais tellement contente lorsque j'ai eu une place. Ça super bien été durant plusieurs mois, mais ç'a commencé à dégénérer ensuite », raconte la dame, lorsque rencontrée par Le Quotidien en début de semaine. 
Selon elle, l'arrivée d'un nouveau voisin est venue compliquer les choses. La musique, l'alcool et les cris lui gâchent maintenant la vie. Et elle ne se sent plus en sécurité chez elle. 
« Au début, mon voisin mettait de la musique très fort, mais je me suis dit qu'il allait se calmer au fil du temps. Je lui ai parlé et tout semblait correct, mais la musique a continué de plus belle. Du gros boum boum à toutes heures du jour », explique Mme Sévigny. 
La résidante se plaint également d'un groupe de locataires, qui s'amusent à boire et à fumer sur le stationnement adjacent à l'immeuble. « Ils viennent se stationner et mettent de la musique. Ils boivent et crient, même si c'est interdit de consommer sur les stationnements de l'immeuble », raconte-t-elle.
N'en pouvant plus, Hélène Sévigny a décidé de porter plainte directement à l'OMH, dans l'espoir de retrouver un peu de quiétude. Notons que l'édifice 101 accueille seulement des locataires de 55 ans et plus. 
« Dès que j'ai dit à des voisins que j'irais porter plainte, on a essayé de me dissuader. Les gens m'ont dit que j'allais être dans le trouble et que ça allait empirer », souligne la dame. 
La journée même où elle a porté plainte, des voisins ont stationné un véhicule sous sa fenêtre pour écouter de la musique. Exaspérée, Mme Sévigny est descendue pour leur demander de baisser le son. Elle a d'ailleurs enregistré la conversation.
Évidemment, les voisins lui ont dit que la musique n'était pas si forte que ça, tout en remontant le volume. L'une des personnes du groupe lui a également demandé si elle « avait baisé » avec un autre voisin. 
« C'est toujours des phrases vulgaires comme ça. Chaque fois que je sors de l'édifice, je me fais intimider de la sorte. Je n'en peux plus. Tout ce que je veux, c'est vieillir ici en paix », a laissé tomber Mme Sévigny, qui n'a toujours pas eu de nouvelles de la plainte qu'elle a déposée. 
On lui a également conseillé de téléphoner à la police, mais elle ne voit pas trop ce que les agents pourraient y faire. « Ils ont des choses bien plus importantes à faire. Ce que je voudrais, c'est que les plaintes soient mieux gérées à l'OMH. Je n'ai pas de nouvelles. J'aimerais que ça bouge un peu plus vite », souligne celle qui a décidé de se tourner vers les médias, ne sachant plus quoi faire. 
« Je ne peux pas déménager, car je n'ai pas les moyens et j'étais bien ici. J'étais si contente d'avoir obtenu une place », note la dame.
Contactée cette semaine par Le Quotidien, il n'a pas été possible de parler avec la directrice de l'OMH. Le journal aurait aimé en savoir davantage sur la façon dont les plaintes y sont traitées.
Hélène Sévigny a toutefois indiqué avoir reçu un appel de l'OMH, jeudi. La police aurait été informée de la consommation d'alcool sur les lieux et Mme Sévigny devra retourner porter plainte pour le bruit, lui a-t-on dit.