Internet haute vitesse attendu impatiemment à Ferland-et-Boilleau

Denis Villeneuve, journaliste de l'Initiative de journalisme local
Denis Villeneuve, journaliste de l'Initiative de journalisme local
Le Quotidien
Après trois ans d’attente, la municipalité de Ferland-et-Boilleau est impatiente de pouvoir se doter de l’Internet haute vitesse aussitôt que la pause de la pandémie sera levée. Le délai fixé par les programmes gouvernementaux pour réaliser le projet s’étend jusqu’au 31 mars 2021.

En entrevue au Progrès, le maire Hervé Simard avoue qu’il commence à trépigner lorsqu’il entend les premiers ministres Trudeau et Legault affirmer qu’une lente reprise des activités pourra s’amorcer dès que la fameuse courbe graphique sera aplatie.

M. Simard explique que depuis décembre 2017, la municipalité est en démarche pour se doter de l’Internet haute vitesse avec la fibre optique. Le projet a reçu deux aides financières de 408 000 $ provenant des gouvernements provincial et fédéral via les programmes « Québec Branché » et « Brancher pour innover » en plus de la contribution de la MRC du Fjord-du-Saguenay de 50 000 $ auxquels s’ajoute la contribution de la municipalité de 135 000 $.

Le projet global de 1 M $ consiste à brancher individuellement 327 foyers de Ferland-et-Boilleau, dont 87 du secteur Juste-Aza Simard, de La Baie.

Depuis les débuts, l’avènement de l’Internet haute vitesse se bute à toutes sortes de contraintes administratives, explique M. Simard. À titre d’exemple, l’idée de départ était d’utiliser la fibre optique de la MRC du Fjord-du-Saguenay avec l’opérateur Déry Télécom afin d’économiser des frais de 1 M $. En vertu des programmes de financement, la chose n’était pas possible puisque la municipalité se devait d’aller en appel d’offres.

Le maire de Ferland-et-Boilleau affirme que depuis le début de l’année, il a dû interpeller des sous-ministres du ministère de l’Économie et le ministre Fitzgibbon lui-même, ainsi que le député de Dubuc, François Tremblay, pour faire modifier les modalités après bien des efforts.

Or, en mars dernier est apparue la crise de la COVID-19. « On est tombé dans la craque de la pandémie. On a pu aller en appel d’offres pour le déploiement de la fibre dans les foyers. On est prêt à démarrer. Il va falloir commencer ce printemps », explique M. Simard.

Au rythme où la pandémie continue de s’étendre, M. Tremblay craint de ne pouvoir respecter les délais prescrits par les programmes de financement. « Peut-être que les gouvernements voudront prolonger les délais, mais on ne veut pas prendre de chance. Ce doit être une priorité dès qu’il y aura une reprise ».

Il rappelle que le gouvernement du Québec a annoncé publiquement son intention de brancher tout le Québec à l’Internet haute vitesse de sorte qu’il n’y a plus de temps à perdre.