Intercar: retour du lien Québec-Saguenay [PHOTOS]

Après quelques mois d’interruption, Intercar reprend sa liaison Québec/Saguenay. Le premier autobus, dont la capacité d’accueil est limitée à 14 personnes par la Santé publique, a pris le départ jeudi matin vers la Capitale nationale. Une première depuis la mi-mars.

« C’est une bonne nouvelle de voir que ça redécolle aujourd’hui. Pour commencer, ce lien est une fois par jour et quatre jours par semaine. Les ventes sur le Web commencent à décoller aussi. Donc on a bon espoir que ça se déroule bien et aussi que le nombre de sièges autorisés augmente sous peu », exprime Hugo Gilbert, propriétaire d’Intercar. 

La Santé publique n’a émis aucune limite pour les transports en commun. Mais étant donné le temps passé dans les circuits interurbains, une limite de 14 sièges a été fixée. Intercar a cependant bon espoir que ce seuil augmente dans les prochains jours et semaines. 

« Le temps passé à bord du véhicule est moins long en transport en commun. Dans un circuit interurbain, tu vas passer deux ou trois heures et des fois tu peux aller jusqu’à huit ou neuf heures. Donc la protection est plus exigeante. Mais on travaille en ce moment avec les autorités, pour graduellement augmenter notre nombre de sièges. Parce qu’en ce moment, la rentabilité n’est pas là », rappelle M. Gilbert. 

C’est d’ailleurs pour assurer le service que le gouvernement a annoncé, la semaine dernière, une aide d’urgence destinée aux transporteurs pour qu’ils continuent de desservir la population. Des subventions qui se termineront au mois d’octobre. Le lien Québec/Saguenay, rappelons-le, n’a jamais été subventionné par le passé.

« Le programme permet de supporter une partie du déficit si on en fait un. Par contre, à 14 passagers, on espère faire payer nos coûts fixes. » 

Pour l’instant, Intercar ne prévoit pas rouvrir les autres circuits non rentables, dont ceux au Lac-Saint-Jean et sur la Côte-Nord, des circuits qui sont déjà subventionnés par le gouvernement, en raison de leur caractère essentiel et d’un seuil de rentabilité difficile à atteindre.

« Les régions, ça ne se fera pas tout de suite. On parle d’un processus qui sera plus long. Ce sont des lignes qui étaient déjà aidées. Mais sans aide supplémentaire, on ne redécollera pas », indique M. Gilbert.