Alain Gagnon a l’impression que le gouvernement libéral laisse tomber l’aluminium nord-américain.
Alain Gagnon a l’impression que le gouvernement libéral laisse tomber l’aluminium nord-américain.

Inquiétant et préoccupant, déplore Alain Gagnon

Mélanie Côté
Mélanie Côté
Le Quotidien
Le président du Syndicat national des employés de l’aluminium d’Arvida (SNEAA), Alain Gagnon, a accepté de réagir à chaud, lundi soir, aux premières bribes d’informations qui ont commencé à circuler. Selon lui, si les détails qui ont filtré jusqu’à maintenant s’avèrent, soit que la définition de la règle d’origine pour l’acier et l’aluminium ne serait pas la même dans le nouvel Accord Canada–États-Unis–Mexique (ACÉUM), il s’agira d’une très mauvaise nouvelle pour le Québec, particulièrement pour le Saguenay–Lac-Saint-Jean, qui compte près de 3000 employés dans l’industrie de l’aluminium.

« Ici, on parle de 1,3 million de tonnes d’aluminium. Tous les projets de croissance seront paralysés par ça », croit M. Gagnon.

Ce dernier a l’impression que le gouvernement libéral laisse tomber l’aluminium nord-américain. Il a rappelé que le premier ministre Justin Trudeau avait promis de tout faire en son pouvoir pour défendre l’acier et l’aluminium et, en mars 2018, il avait même débuté une campagne en ce sens dans les alumineries de la région.

« On ne sait plus sur quel pied danser avec tout ça. C’est inquiétant. C’est difficile de tout comprendre, on n’a que des bribes. J’espère que notre gouvernement va réagir là-dessus. On n’entend rien, c’est silence radio depuis un bout. On a fait ce qu’il faut avec Unifor, on est allés à Ottawa, on a rencontré (Chrystia) Freeland et (François-Philippe) Champagne. Ils disaient qu’ils ne nous laisseraient pas tomber, qu’ils feraient tout pour protéger l’aluminium », se désole M. Gagnon.

Le président du syndicat promet de suivre la situation de près, mais il avoue que la situation est inquiétante et préoccupante, une situation qu’il qualifie de « douche froide ».