Les infirmières démontraient leur ras-le-bol face au temps supplémentaire obligatoire, lundi.

Infirmières: une journée de mobilisation «parfaite»

La journée a été qualifiée de parfaite par les infirmières du Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux (CIUSSS) du Saguenay-Lac-Saint-Jean. Deux périodes de temps supplémentaire ont été enregistrées, mais uniquement pour des cas d’urgence. « Ça démontre que c’est possible de le faire et que le temps supplémentaire obligatoire, les trois quarts du temps, c’est une question de mauvaise planification », a affirmé la présidente du Syndicat régional des professionnels en soins, Julie Bouchard.

Lundi, les infirmières du Québec tenaient une journée de mobilisation provinciale, démontrant ainsi leur ras-le-bol face au temps supplémentaire obligatoire. Les infirmières, qui avaient conclu de refuser toutes périodes de temps supplémentaire obligatoire, devaient toutefois tenir compte d’une ordonnance du Tribunal administratif du travail, limitant leur action en cas d’urgence.

La présidente régionale du Syndicat des professionnels en soins, Julie Bouchard.

« La raison d’être du temps supplémentaire, c’est justement lorsqu’il arrive des urgences. Par exemple, lundi, nous avons eu deux périodes de temps supplémentaire en raison de patients qui étaient en salle de stabilisation, ça va de soi que nous devions rester. Nous en avons eu un de 20 minutes et l’autre de 1 heure et 30 minutes », a expliqué la présidente des infirmières.

« La journée a donc été parfaite en ce sens. Nous sommes contents, parce que c’est exactement ce que nous voulions démontrer en tenant une telle journée. Ça démontre bien que la majorité du temps supplémentaire est dû à une mauvaise gestion et une mauvaise planification, notamment en ce qui concerne les remplacements d’infirmières en congé », a ajouté Julie Bouchard, qui continuait à ouvrir l’œil pour les quarts de travail de nuit. « Pour le moment, il ne semble pas y avoir de temps supplémentaire obligatoire prévu cette nuit, mais nous restons attentifs », a-t-elle affirmé, en fin de journée, lundi. Les infirmières n’écartent pas la possibilité d’organiser d’autres journées de mobilisation du genre prochainement.

« Nous allons voir comment se comporteront la ministre de la Santé et les PDG des CIUSSS à la suite de cette première journée », a précisé Julie Bouchard.