Invité à tracer un bilan de la rencontre, Dominic Bouchard, président du CQRDA, a mentionné que les membres présents ont d’abord pu se familiariser et partager les orientations de chaque organisme afin de mieux comprendre les réalités de chacun.

Industrie de l'aluminium: quatre organismes resserrent les liens

Face à l’objectif fixé par Québec de doubler la transformation d’aluminium d’ici 2025, tout en repensant l’aluminerie du futur, des producteurs d’aluminium primaire, équipementiers et entreprises privées se sont donné comme mandat de resserrer les liens afin de simplifier toutes les formes d’aide qui peuvent être apportées à l’industrie.

Mardi, des représentants du gouvernement du Québec, une cinquantaine d’administrateurs du Centre québécois de recherche et de développement sur l’aluminium (CQRDA), d’Alu Québec, de la Société de la Vallée de l’aluminium (SVA) et du Réseau Trans-Al se sont réunis à la Voie Maltée, à Chicoutimi, afin de discuter de l’avenir de l’industrie de l’aluminium à tous les niveaux de production. 

Cette rencontre a été tenue quelques jours après l’annonce faite en grande pompe en présence des premiers ministres Justin Trudeau et Philippe Couillard par Rio Tinto et Alcoa de se tourner vers la production d’un aluminium vert issu d’une technologie complètement nouvelle utilisant des anodes de céramique sans émission de gaz à effet de serre.

Invité à tracer un bilan de la rencontre, Dominic Bouchard, président du CQRDA, a mentionné que les membres présents ont d’abord pu se familiariser et partager les orientations de chaque organisme afin de mieux comprendre les réalités de chacun. Du même souffle, il ne cache pas que l’élément déclencheur de la rencontre a été la remise en question imposée par Québec de modifier le mandat du CQRDA qui est passé d’un rôle de centre de transfert technologique à celui d’un Regroupement sectoriel de recherche industrielle (RSRI). Les neuf organismes présents ont été désignés par Québec pour agir à titre d’organismes d’intermédiation et de financement de la recherche collaborative entre divers partenaires privés, universitaires et autres. 

«On a réussi à rebâtir les ponts avec Alu Québec et les autres acteurs du milieu pour travailler en collaboration afin d’aider plus efficacement les entreprises oeuvrant en transformation de l’aluminium», explique M. Bouchard.

L’objectif est de simplifier l’offre de services et le canal de communication auprès des entrepreneurs un peu comme le fait un guichet unique.

Pour mettre en application ces bonnes intentions, les administrateurs de chaque organisme mandateront les directeurs généraux à l’intérieur d’un comité de pilotage afin d’élaborer un plan de travail qui tracera les pistes à explorer pour une meilleure complémentarité.

Du côté d’Alu Québec, le président Normand Bergeron a mentionné que la rencontre tenue cette semaine a permis de constater à quel point chaque organisme est complémentaire l’un de l’autre avec la présence du CQRDA qui offre du financement favorisant la recherche et l’innovation technologique, la SVA qui joue le même rôle auprès des équipementiers tandis qu’Alu Québec et le Réseau Trans-Al permettent un partage de connaissances entre les transformateurs. 

M. Perron a conclu en affirmant que l’industrie de l’aluminium est appelée à connaître d’importants changements au plan technologique dans un avenir prochain et qu’il est important que les producteurs comme Rio Tinto, Alcoa et Alouette puissent échanger mutuellement avec les équipementiers et transformateurs afin d’être à la fine pointe le moment venu.