Industrie agrolimentaire: le PLQ propose un Code de conduite pour plus d’équité

Samuel Duchaine
Samuel Duchaine
Le Quotidien
La cheffe du Parti libéral du Québec (PLQ), Dominique Anglade, a lancé la proposition d’un Code de conduite pour défendre et protéger l’industrie agroalimentaire du Saguenay-Lac-Saint-Jean. Le Code encadrerait les contrats d’approvisionnement avec des mécanismes de résolution des différends et des règles entourant l’ajustement des prix et le retour de marchandises.

Mme Anglande juge qu’il existe un déséquilibre de pouvoir entre les producteurs locaux et les grandes chaînes commerciales d’alimentation. C’est pour corriger cette iniquité, soutenir la vitalité du Saguenay–Lac-Saint-Jean et pérenniser les fermes familiales qu’elle a lancé l’idée du Code de conduite.

« Il est temps de faire un pas de plus pour notre autonomie alimentaire et d’offrir un environnement commercial plus prévisible et durable pour tous. Au cours des derniers mois, Walmart et d’autres grands détaillants ont annoncé leur intention d’imposer de nouveaux frais à leurs fournisseurs, sans même consulter notre industrie agroalimentaire. Au PLQ, nous n’acceptons pas que ces bannières géantes changent les règles du jeu de manière unilatérale, au détriment de nos entreprises québécoises et de nos fermes familiales du Saguenay–Lac-Saint-Jean, et encore moins en pleine pandémie », a fait savoir Mme Anglade dans un communiqué.

Elle croit que ce code pourrait redonner du pouvoir aux producteurs locaux et ainsi influencer l’économie régionale. « En se dotant d’un Code de conduite, on permettrait à notre industrie agroalimentaire du Saguenay–Lac-Saint-Jean d’avoir de la prévisibilité, de mieux rémunérer les travailleurs et d’employer des techniques agricoles moins intensives et plus durables. À terme, c’est la vitalité même de la région qui en bénéficie. »

Le PLQ fait état que les associations de fournisseurs et l’industrie agroalimentaire du Québec et du Canada réclament ce type d’intervention depuis longtemps et que cette pratique est courante à travers le monde, notamment en Angleterre et en France.

Mme Anglade est cependant consciente que l’adoption d’un tel système de fonctionnement ne serait pas la recette miracle, mais croit que ce serait grandement profitable pour la région.

« L’adoption d’un Code de conduite au Québec ne réglerait pas tout, mais cette mesure nous permettrait de rétablir l’équité et de dire à nos producteurs, nos fournisseurs et nos transformateurs du Saguenay–Lac-Saint-Jean que nous sommes avec eux. Par ailleurs, pour que le Code de conduite puisse jouer pleinement son rôle, il serait essentiel que l’Ontario ou le gouvernement canadien adopte une mesure similaire. Ce sont des discussions qui peuvent être mises de l’avant par le gouvernement du Québec. Ce que nous proposons existe et fonctionne ailleurs sur la planète, alors pourquoi pas ici ? », a conclu Dominique Anglade.