L’immeuble commercial venait tout juste d’être rénové. Le propriétaire espère reconstruire.

Incendie à Alma: les entreprises en mode solution

Les employés et propriétaires de la dizaine d’entreprises de l’immeuble du 490 avenue du Pont Nord à Alma détruit par les flammes, dimanche soir, sont en mode solution à la suite de l’incendie. Le propriétaire de l’édifice commercial souhaite reconstruire alors que l’enquête se poursuit.

Il est encore trop tôt pour confirmer la cause exacte de l’incendie et également pour écarter le geste criminel. « Les gens attitrés à l’enquête étaient encore sur place (mardi en fin de journée). L’analyse d’une scène du genre peut prendre jusqu’à 24 heures, 48 heures », explique Bernard Dallaire, directeur de la Régie intermunicipale en sécurité incendie.

Questionné à l’effet qu’un mégot de cigarette puisse être à l’origine du brasier, M. Dallaire confirme qu’il s’agit d’un élément parmi les choses soumises. Toutefois, il assure qu’aucune porte n’est fermée, que tous les éléments seront considérés.

Les causes de l’incendie étaient encore inconnues, mardi, en fin de journée.

Tout est à recommencer pour le propriétaire Me Jean-Luc Maltais. « Je suis à la recherche de nouveaux locaux pour notre bureau. On devra louer ailleurs parce que nos autres locaux sont loués. Pour nous, c’est beaucoup de temps et d’argent perdus. Dernièrement, on a passé beaucoup de temps à améliorer l’immeuble et à le remplir avec les commerces. Les travaux étaient terminés depuis seulement deux ou trois semaines », explique celui dont l’immeuble abritait également les locaux de son cabinet, Maltais & Maltais, Avocats.

Déjà, lundi matin, le propriétaire songeait à la reconstruction. « On va se relever les manches. On va se remettre sur pied et travailler. On doit rencontrer la Ville afin de savoir ce qui est possible. Dans ma tête, je veux reconstruire, je ne sais pas quelle forme encore cela prendra », fait valoir celui qui a fait l’acquisition des lieux en mai 2017.

L’état d’esprit est le même pour la dizaine de locataires. Plusieurs se sont rendus, sur place, au courant de la journée de lundi afin de constater l’ampleur des dégâts et pour tenter d’accéder à ce qu’il restait de leur local. Certains ont tout perdu alors que d’autres se retrouvent seulement avec quelques appareils électroniques.

Lundi soir, deux camions de pompiers étaient de retour sur le site de l’incendie. La portion arrière du bâtiment a été arrosée de nouveau.

L’entreprise de vente et de réparation d’appareils cellulaires et de tablettes Mobile Expert fait partie des sinistrés. Elle a annoncé, lundi matin, devoir interrompre ses services temporairement. « Toute l’équipe souhaite rétablir le service le plus tôt possible. Malheureusement, les appareils de nos clients qui étaient en réparation ont été détruits, mais nous travaillerons avec eux afin de trouver une solution. Nous demandons la compréhension de notre fidèle clientèle, avec qui nous communiquerons dans les plus brefs délais. Nous invitons également nos clients d’Alma à encourager le commerce situé à Saguenay, le temps de notre relocalisation », a expliqué Thomas Lévesque via un communiqué de presse.

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UN COUPLE EN SUPPORT À STÉPHANE GIRARD

La fatigue et le sentiment du devoir accompli étaient au rendez-vous, mardi en fin de journée, pour un couple d’Alma qui a prêté main-forte à Stéphane Girard, l’homme qui a sauvé une femme enceinte et ses deux enfants de l’incendie qui a ravagé, dimanche soir, le 490 avenue du pont Nord à Alma. 

Rémi Maltais, qui refuse l’étiquette de héros, s’en tire avec de légères blessures au pied. Le principal intéressé est plutôt d’avis que tout le monde aurait réagi ainsi. 

Dimanche soir, le couple qui réside tout près de l’immeuble commercial a appuyé Stéphane Girard lors de son geste héroïque. « Mon chum est allé chercher trois gros extincteurs au sous-sol. J’ai appelé le 911 et on a ensuite aidé Stéphane », explique la conjointe de Rémi Maltais, Judith Beauchemin.

Dans l’urgence du moment, le couple s’est retrouvé pieds nus devant l’édifice commercial. M. Maltais s’est d’ailleurs brûlé légèrement un pied en tentant de contrôler l’incendie avec un extincteur. Ce qui ne l’a pas empêché de se rendre au travail, lundi, malgré les fortes émotions vécues dimanche soir. 

De son côté, Judith Beauchemin attendait les enfants et la mère à leur sortie de l’immeuble en feu. Elle a également fait déplacer plusieurs véhicules en plus de devoir conjuguer avec de nombreux curieux. 

Judith Beauchemin se remet de ses émotions et de la nuit blanche vécue. « J’ai terriblement peur du feu. C’est là qu’on voit que l’instinct, c’est fort », raconte celle qui a passé, lundi, quelques heures avec la famille.