Immatriculation des motos: Bonnardel veut régler d’ici 2020

Le Mouvement de défense des motocyclistes du Québec (MDMQ), cofondé par le Baieriverain Martial Laberge, a finalement eu une audience au bureau du ministre des Transports, François Bonnardel. S’il faut en croire ce dernier, la problématique de l’immatriculation des motocyclettes – jugée injuste par le MDMQ – devrait être réglée au plus tard avant le printemps prochain.

En compagnie de sa consoeur du MDMQ Sophie Hovington et de Sylvain Bergeron et Jean-Pierre Fréchette, de la Fédération des motocyclistes du Québec, Martial Laberge a pu s’entretenir avec le ministre Bonnardel le 2 juillet, à Québec.

« On a présenté nos solutions. Ils ont été surpris, je pense. On l’a abordé de façon positive. Le ministre a pris pas mal de notes et nous a reconvoqués pour une autre rencontre d’ici la fin de l’année afin de régler le dossier avant la saison 2020. Le problème, c’est qu’il y a une autre augmentation de prévue en 2020 et en 2021. Nous, on demandait un moratoire pour qu’il n’y ait pas d’augmentation, mais [le ministre] nous a dit : « Non, pas de moratoire ; on va régler ça pour 2020 » », relate celui qui a également profité de l’occasion pour déposer sa pétition de plus de 80 000 noms à l’Assemblée nationale.

La pétition Contre l’augmentation de l’immatriculation des motos au Québec pour 2019, mise en ligne sur le site change.org en décembre dernier, avait finalement été acceptée par le gouvernement malgré le fait qu’elle ne respectait pas la démarche officielle normalement requise.

Lors de la rencontre, le MDMQ a présenté ses arguments au ministre sous la forme d’un document de dix pages. Parmi ces arguments, le MDMQ croit que le principe même de catégorisation sur l’immatriculation pose problème.

Sylvain Bergeron et Jean-Pierre Fréchette, de la Fédération des motocyclistes du Québec, entourent Martial Laberge, du Mouvement de défense des motocyclistes du Québec (MDMQ), le ministre des Transports du Québec, François Bonnardel, et Sophie Hovington, du MDMQ.

« Actuellement, la catégorisation se fait en lien avec le type de véhicule que les gens conduisent pour définir la portion de contribution au fonds d’indemnisation. [...] Comment pouvons-nous évaluer que, selon la sorte de moto que nous conduisons, nous avons un risque plus élevé ? En fait, c’est la même personne qui conduit alors que son comportement est similaire, peu importe le véhicule. Il y a peut-être lieu plutôt de se questionner sur les classes de moto, sur les permis de conduire, sur le dossier de conduite et sur l’expérience du motocycliste pour établir une tarification qui correspond davantage à la réalité et qui serait moins aléatoire et moins discriminatoire pour l’ensemble des motocyclistes », estime le MDMQ.

« Le dossier sera réglé pour 2020. [Le ministre] nous a dit qu’il savait que ça n’avait pas d’allure », ajoute Martial Laberge, qui n’entend pas lâcher prise, jusqu’à ce qu’il ait la confirmation d’un changement de cap du ministère des Transports du Québec.