Karine Brassard, directrice générale de la Fondation pour l’enfance et la jeunesse, et Éric Larouche, président d’honneur, invitent la population et les entreprises à prendre part à la course le 12 mai prochain.

«Ils vivent des histoires d’horreur»

Quelque 1500 jeunes de la région sont actuellement encadrés par les services jeunesse. Des dizaines d’entre eux seront suivis toute leur enfance. Chaque année, entre 35 et 40 jeunes du Saguenay-Lac-Saint-Jean quittent les centres jeunesse pour amorcer leur vie d’adulte sans aucune ressource extérieure.

La population et les entreprises sont invitées à venir faire « leur tour » dans le cadre de la quatrième édition de la course au profit de la Fondation pour l’enfance et la jeunesse le 12 mai prochain. Les sommes amassées permettront de soutenir les jeunes des centres jeunesse.

« Des jeunes vivent des histoires d’horreur. J’aimerais qu’on essaie de faire en sorte que ça change », affirme Éric Larouche, président de Pétroles RL, de l’Hôtel Chicoutimi et de l’Auberge des Îles, qui assure la présidence d’honneur de la Course pour l’enfance et la jeunesse pour une troisième année. Au fil du temps, son implication a pris de l’ampleur, tout comme sa conviction qu’il faut faire avancer les choses. 

« Il faut qu’on s’y mette tout le monde. Chacun à notre façon, on va réussir à changer les choses. J’ai entendu des témoignages difficiles. Quand j’entends ces affaires-là, j’ai le goût de devenir famille d’accueil. Il faut offrir des environnements de qualité à ces jeunes-là. Certains sont là parce qu’ils ont fait une gaffe, d’autres sont là depuis leur naissance. Il y en a qui passent toute leur vie en centre d’accueil », déplore le président d’honneur avec émotion.

Cette année, Éric Larouche a sélectionné 21 ambassadeurs. Des gens d’affaires, des sportifs et des membres des médias, notamment Patricia Rainville et Laura Lévesque du Quotidien, s’impliquent dans la course, mais aussi auprès des jeunes. « Les jeunes, ça nous concerne tous. Comme ambassadeurs, on a le rôle de contaminer le plus de monde possible pour venir à la course. Cette fois, on s’implique aussi directement auprès des jeunes. »

Effectivement, pour une première fois, toute une série d’activités réunissant les ambassadeurs et les jeunes est organisée afin de leur permettre d’essayer de nouvelles choses et peut-être se découvrir de nouvelles passions ou aptitudes. Chaque semaine, entre huit et 20 jeunes participent à une activité.

Raquette, escalade, spinning, crossfit, course, karaté et d’autres activités figurent à l’horaire des prochaines semaines. « Le but est de les sortir du centre. Ce ne sont pas des activités de récompense. Cette semaine, on en a accroché au moins trois ou quatre avec la boxe », témoigne Karine Brassard, directrice générale de la Fondation pour l’enfance et la jeunesse.

L’échange culminera avec la Course pour l’enfance et la jeunesse qui se tiendra dans le sentier situé derrière le Centre de protection de l’enfance et la jeunesse, au 1109 Bégin à Chicoutimi. Les participants prendront le départ tous ensemble avec les jeunes. « C’est un tour symbolique qui représente l’accompagnement des jeunes en difficulté », explique Karine Brassard. 

L’argent recueilli permettra notamment l’achat d’équipements sportifs ou d’instruments de musique. Des ateliers de cuisine, de théâtre, des activités sportives ou artistiques sont aussi offerts aux jeunes. La Fondation souhaite ainsi redonner l’espoir de jours meilleurs aux enfants les plus fragiles de notre région. Elle vise le développement de compétences et d’estime de soi par le biais de cours ou d’activités. 

Il est possible de s’inscrire en ligne au https://courseenfancejeunesse2018.eventbrite.ca.

Les inscriptions pourront aussi se faire sur le site, à compter de 8 h 30. De l’animation pour toute la famille est prévue sur place. 

Le prix d’inscription varie en fonction du nombre de tours. Les entreprises sont aussi invitées à participer. 

« Les jeunes des centres jeunesse sont souvent oubliés. La Fondation permet d’aider les jeunes à garder le droit chemin. C’est important », conclut Éric Larouche.