L’individu de Saint-Nazaire travaillait pour un sous-traitant d’Hydro-Québec au chantier du Complexe de la Romaine.

Il vendait de la cocaïne à la Romaine

Un individu de 27 ans de Saint-Nazaire est parvenu à convaincre le tribunal de sa réhabilitation, lui évitant ainsi une assez longue peine de détention. Il a vendu de la cocaïne à des confrères de travail au chantier d’Hydro-Québec, au Complexe de la Romaine, sur la Côte-Nord.

L’accusé a plaidé coupable, devant le juge Michel Boudreault, de la Cour du Québec, de possession de cocaïne dans le but d’en faire le trafic et de recel. Une suggestion commune de Me Élyse Tremblay, de la Couronne, et de Me Mélanie Décoste, en défense, fait en sorte que l’individu purgera 90 jours de détention discontinue et devra effectuer 240 heures de travaux communautaires.

En mai 2018, l’individu se présente sur le chantier de construction à titre de travailleur pour un sous-traitant d’HQ. Dans son dortoir, on apprend rapidement qu’il peut fournir de la drogue à ceux que ça intéresse.

Les policiers sont avisés de la situation et effectuent une surveillance du secteur et remarquent un va-et-vient assez régulier à la chambre de l’accusé.

Au moment de la perquisition, les policiers saisissent 59 grammes de poudre blanche dans des sacs Ziploc, 13,3 grammes de la même substance dans un pot, 340 $ et 558 grammes d’une autre substance.

« L’individu a fait des déclarations incriminantes aux policiers. Si des accusations de trafic ont été déposées, c’est qu’il a avoué lui-même avoir vendu de la cocaïne à d’autres individus sur le chantier », a mentionné Me Tremblay.

L’accusé a confirmé avoir effectué quelques transactions de drogue à partir de sa chambre au Complexe de la Romaine.

En défense, Me Décoste a fait valoir que son client s’était repris en main depuis son arrestation, qu’il avait commis une erreur de jeunesse en raison de son manque de maturité.

« Il a cessé la consommation d’alcool et de drogue depuis 18 mois et il a changé son cercle d’amis », a noté la criminaliste.

Les deux procureurs ont soumis leur suggestion commune au magistrat. Ce dernier a laissé voir que la peine n’était pas très sévère et a d’ailleurs rappelé avoir condamné un autre individu à plus de deux années de pénitencier pour des crimes similaires.

« La sentence m’apparaît inappropriée, mais je dois analyser la possibilité d’individualiser la peine. C’est à vous de me convaincre que la suggestion est raisonnable, car les gestes que vous avez commis pourraient entraîner une peine de 12 à 15 mois d’emprisonnement », a mentionné le juge.

L’accusé a répondu avec aplomb à l’invitation du magistrat. Il a confirmé avoir cessé la consommation et a changé sa façon de vivre.

« À l’époque, j’étais souvent sur la brosse et je consommais beaucoup de cocaïne. Mais j’ai tout arrêté autant pour l’alcool que la drogue. Je suis vraiment différent de ce que j’étais et je ne suis pas prêt à risquer tout ce que j’ai réussi à rebâtir pour reprendre la consommation. Je crois vraiment qu’il n’y a pas de risques de rechute », a témoigné l’homme de 27 ans.

Ce dernier n’a pas perdu son emploi auprès du sous-traitant d’Hydro-Québec, mais a été expulsé du chantier de la Romaine.