La semaine dernière, Berthold Gagnon n'a pas apprécié que le photographe du Quotidien le prenne en photo. Mais il n'était pas plus de bonne humeur avec les avocats et le juge. Lundi, il était plus calme.

Il se résigne à choisir un autre avocat

Calme et même souriant, Berthold Gagnon a changé d'avocat afin de le représenter en cour criminelle. Et il sait très bien que cette situation pourrait l'amener à passer les prochaines semaines en prison.
L'homme a été arrêté à la fin du mois de mai en lien avec de nombreuses infractions. Lors de sa comparution, il avait laissé voir son mécontentement en raison de l'absence de son avocat habituel, Me Charles Cantin. Il avait invectivé d'autres procureurs et avait eu des mots durs à l'endroit de certains autres.
Après avoir essuyé une défaite en demandant se remise en liberté, l'homme de Saint-Fulgence a demandé à Me Olivier Théorêt de le représenter... jusqu'à lundi. Il lui a alors signifié qu'il voulait ravoir Me Cantin pour sa défense.
La demande a été acceptée mercredi matin au Palais de justice de Chicoutimi par le juge Pierre Simard.
Le procès de l'homme de 67 ans devait se tenir mercredi, pour des événements survenus en avril et en mai. Il est accusé de possession de cannabis, vol d'essence, bris de probation, conduite dangereuse et avec les facultés affaiblies, de s'être sauvé de la police et de l'avoir menacé, de méfaits, fraude et du vol d'une bouteille de vodka. Les témoins, 10 au total, étaient sur place.
Comme un nouvel avocat arrive dans le dossier au pied levé, le juge a autorisé la remise du procès.
Mais Me Mélanie Paré, du ministère public, a fait savoir qu'en raison de la période estivale et de la prise de vacances pour les témoins, qu'il était possible que le procès ne puisse se tenir rapidement.
Berthold Gagnon, un habitué de la scène judiciaire, a compris la situation et ne s'est pas opposé à cette éventualité. Le dossier doit revenir le 7 juillet. Le procès ne se tiendra pas cette journée, mais cela n'empêchera pas les parties de discuter afin de trouver un terrain d'entente.