Le candidat indépendant Marc Pettersen fréquentera la rue et les restaurants pour faire connaître son programme électorale. Il est accompagné sur la vignette de Robert Girard.

Il fait de la rue son local électoral

Conseiller municipal à Chicoutimi-Nord et candidat indépendant dans Chicoutimi, Marc Pettersen a entrepris le 5 mars dernier sa huitième campagne électorale depuis 1989, cette fois dans le but de déloger le député sortant Stéphane Bédard.
Rencontré au Restaurant Chez Clou sur la Côte-Réserve pour le petit déjeuner, M. Pettersen accueille des sympathisants venant pester contre l'empire des Bédard et lui accorder son appui. M. Pettersen est conscient qu'avec des moyens modestes (environ 12 000 $), il n'a pas le choix de faire de la rue son local électoral, mais il entend discuter politique et y serrer le plus de mains possible. Tous se souviennent de la présence du candidat saluant les automobilistes près du pont Dubuc, une expérience qu'il entend peut-être renouveler à la sauce 2014. « Je ne me suis pas lancé dans cette campagne pour faire de la politique traditionnelle ou une carrière, sinon j'aurais tenté de joindre un parti politique traditionnel. Je suis là pour aider les gens », clame-t-il.
Lors du dernier passage de la première ministre Pauline Marois au Club Bec-Scie de La Baie, M. Pettersen était présent dans la salle à la suite d'une invitation qu'il dit avoir acceptée par politesse.
En 24 ans de campagnes électorales sur le plan municipal, fédéral (libéral) et maintenant provincial, M. Pettersen avoue qu'il a accumulé de l'expérience. « Il est important de rencontrer les citoyens et de leur serrer la main. Je perçois le langage corporel des gens. Je sais selon la façon dont les citoyens me serrent la main s'ils vont m'appuyer on non. »
 Cet ex-travailleur de la construction détenteur d'un baccalauréat en développement régional de l'UQAC entend livrer bataille contre le déséquilibre financier dont souffrent les régions aux profits des grandes villes comme Montréal et Québec, un phénomène qui, selon lui, nuit considérablement au développement économique de la région.