Le Chicoutimien Alex-Adam Tremblay s'est caché le visage afin d'éviter les lentilles des médias, lors de son transport vers le Palais de justice.

Il envoie son meilleur ami à l'hôpital

Alex-Adam Tremblay, qui a battu sévèrement son plus grand ami, a plaidé coupable à une accusation de voies de fait causant des lésions. Un rapport présentenciel a été demandé.
Le 6 juin 2015, Tremblay se trouve au bar Le Benjy, sur le boulevard du Saguenay à Rivière-du-Moulin. Après quelques consommations alcoolisées, une discussion animée survient avec son meilleur ami.
La situation dégénère et la bagarre éclate. Tremblay, qui demeure sur le boulevard du Saguenay, se retrouve au sol sous sa victime. Il parvient à lui prendre la tête et la cogner au sol à plusieurs reprises, jusqu'au moment où son ami perd conscience.
«La bagarre est survenue à l'intérieur du bar. Plusieurs personnes ont assisté à l'événement. Lorsqu'elles sont intervenues, l'accusé a quitté les lieux, malgré l'insistance des témoins. Il est revenu plus tard et a expliqué aux policiers qu'il était responsable d'avoir envoyé son ami à l'hôpital. Il a été arrêté», a mentionné Me Sébastien Vallée, de la Couronne.
La victime a été hospitalisée durant deux mois. Elle n'a aucun souvenir des malheureux événements. L'homme a souffert d'un traumatisme crânien, a encore des douleurs à l'épaule et au cou, doit prendre des médicaments et suivre des séances de physiothérapie.
«Pour le moment, nous n'avons pas de déclaration de la victime au dossier. Il faut comprendre que l'on devait tenir le procès aujourd'hui (mercredi) avec 17 témoins. Au moment des représentations sur sentence, il est possible que la victime veuille se faire entendre ou remettre une déclaration de victime», d'ajouter Me Vallée.
En défense, Me Jean-Marc Fradette demande la confection d'un rapport présentenciel, afin de mieux connaître l'accusé.
«Nous allons faire une preuve de notre côté sur le fait que ce ne fut pas un geste gratuit, comme l'allègue la Couronne. Nous allons démontrer qu'il y a eu une altercation verbale avant la bagarre. Les deux hommes étaient d'excellents amis», de préciser Me Fradette.
Ce dernier pourrait demander une absolution inconditionnelle pour son client étant donné que sa conjointe veut ouvrir une garderie et que personne dans l'entourage ne doit posséder un casier judiciaire pour que le projet se concrétise.