La rencontre d'information se déroule sous forme de stands, où les citoyens peuvent discuter avec les experts d'Hydro-Québec en ce qui concerne les propriétés, le bruit, le champ électromagnétique, l'environnement et le projet de ligne de transport d'électricité.

Hydro-Québec rassure les citoyens

À voir les dizaines de personnes qui se sont rendues à la rencontre d'information pour le projet de transport d'énergie de Micoua-Saguenay, mardi soir à Saint-Honoré, Hydro-Québec (HQ) travaille fort pour rassurer les citoyens.
Si la variante sud est acceptée, une dizaine de résidences dans le secteur du chemin Saint-André et à Saint-David-de-Falardeau, sur le boulevard Martel, devront être achetées par la société d'État. Quelques propriétaires rencontrés par Le Quotidien se sont montrés rassurés par l'accompagnement qui leur est offert.
«C'est certain que c'est un peu stressant. Je ne m'attendais pas à ça. Le plus dur, c'est l'attente d'ici le mois de mai. Si c'est le tracé nord qui est choisi finalement, ça ne m'impliquera pas. Là, on ne peut pas se faire d'idée tout de suite, raconte la résidante Anna Tremblay. Pour l'instant, on ne sait pas à quel montant on aurait droit, mais on nous a promis qu'on ne serait pas perdant, peu importe la grandeur de notre terrain. On devrait aussi avoir de l'aide pour se relocaliser. On ne peut pas arrêter le progrès!»
Les mêmes inquiétudes habitent Pascal Duchesne et Julie Morin, qui vivent à Saint-David-de-Falardeau depuis 10 ans.
«C'est notre coin de paradis, de villégiature. Nous sommes bien là, et on ne sait pas si on le sera autant ailleurs. C'est aussi beaucoup de casse-tête de devoir déménager. Le prix des maisons sur le bord de l'eau, avec un vaste terrain, c'est rendu assez cher. Au moins, on ne se sent pas abandonnés dans le processus», affirment-ils.
HQ veut construire une ligne de transport d'électricité à 735 kilovolts, de quelque 256 kilomètres entre le poste de Micoua, sur la Côte-Nord, et celui de Saguenay, près de la rivière aux Sables. Un premier tronçon se rendrait jusqu'au poste d'accueil Bras-Louis, de la zec Onatchiway. La variante nord se dirigerait vers la centrale Jim-Gray de Produits forestiers Résolu, passerait sur le territoire de Bégin et de Saint-Ambroise et traverserait la rivière Saguenay à la limite de Saint-Charles-de-Bourget. Le tracé sud serait moins coûteux, puisqu'il suivrait un corridor déjà existant sur une partie. Il passerait par la rivière Saint-Louis, le poste Simard, la centrale de Chute-à-Caron et le chemin Saint-André.
Après les consultations, l'aspect social sera conjugué aux points de vue économique, technique et environnemental afin de prendre la meilleure décision, selon la conseillère des relations avec le milieu, Marie-Claude Lachance.
Une quinzaine d'experts de la société d'État étaient présents mardi soir afin d'expliquer le déroulement du projet, son importance, les impacts sur l'environnement et les procédures pour les propriétaires, sous forme de stands d'information. D'autres se concentraient sur le bruit occasionné et le champ électromagnétique. «Ce sont deux choses où les citoyens se questionnent plus souvent», soutient Mme Lachance.
Deux autres rencontres d'information sont prévues de 18 h à 22 h, mercredi soir à l'hôtel Delta à Jonquière, et jeudi au Complexe socioculturel de Saint-Ambroise. Il est aussi possible de transmettre son avis au 1 877 535-3737.