L'École Saint-Pierre d'Alma, une école primaire, devrait faire l'objet de travaux de décontamination sous peu.

Huit terrains contaminés bientôt traités

Les commissions scolaires et établissements d'enseignement du Saguenay-Lac-Saint-Jean prennent leurs responsabilités. Huit établissements scolaires de la région se trouvent sur des sols contaminés. Tous devraient être traités au cours des prochains mois.
Huit sites sur lesquels sont construites des écoles de la région figurent dans le répertoire des terrains contaminés du ministère de Développement durable, de l'Environnement, de la Faune et des Parcs. Tous sont contaminés en hydrocarbures pétroliers C10 à C50.
«Il est important de préciser que la contamination de ces terrains ne se retrouve pas en surface. Les élèves qui fréquentent les écoles construites sur ces terrains sont donc en sécurité", assure Bryan St-Louis, responsable des communications du ministère de l'Éducation, du Loisir et du Sport (MELS). «Les travaux de décontamination sont justifiés afin d'éliminer tout risque de contamination des eaux souterraines sur les terrains se retrouvant en périphérie des sites concernés», explique-t-il.
«En 2010-2011, chaque commission scolaire a été invitée à établir son passif environnemental en procédant à des recherches et des investigations afin d'identifier les terrains contaminés et évaluer les coûts associés à leur remise en état.» C'est de cette façon qu'une liste de sites problématiques a été dressée. Le MELS et le ministère de l'Enseignement supérieur assumeront la facture de la décontamination.
Chambord et Roberval
Le terrain de l'école primaire de Chambord, celui de l'école Notre-Dame de Roberval et du Centre d'éducation des adultes l'Envol de Roberval, tous de la commission scolaire du Pays-des-Bleuets, figurent sur la liste.
«Pour l'école primaire de Chambord, les travaux débuteront cet été, puisqu'il existe un danger seulement lorsque les sols sont brassés. Des tests sont encore en cours sur les autres sites. On va se conformer et le dossier sera clos d'ici quelques années», affirme Christine Sauvageau, conseillère en communication de la commission scolaire.
Alma et Métabetchouan
Des travaux de décontamination seront entrepris à l'école secondaire Camille-Lavoie d'Alma au cours de la période estivale. Il s'agit du seul endroit où le ministère de l'Environnement indique que les eaux souterraines sont aussi contaminées. «Nous avons réalisé il y a un an et demi, en faisant des travaux, qu'il y avait une contamination sous la salle de béton de l'école. Ça complique les choses pour les travaux. Mais ils seront faits cet été", confirme Christine Flaherty, directrice générale adjointe de la commission scolaire du Lac-Saint-Jean.
L'École Saint-Pierre d'Alma, une école primaire, figure aussi sur le site. «Nous avons informé le MELS de la situation en 2010. Mais comme c'est très faiblement contaminé, il n'y a pas de délais pour les travaux. Ils devraient toutefois être réalisés cet été aussi.»
Mme Flaherty affirme que la situation a été réglée à l'école MGR-Victor de Métabetchouan-Lac-à-La-Croix, précisant que l'endroit demeure tout de même sous surveillance. Le nom de l'école apparaît toutefois toujours sur la liste des terrains contaminés du ministère de l'Environnement.
UQAC et Cégep de Jonquière
Le terrain du Pavillon des arts de l'UQAC est également ciblé. «Il y a eu un petit écoulement d'un réservoir lors de travaux de rénovation. Dès l'an prochain, le site sera décontaminé", assure Jean Wauthier, porte-parole de l'université.
Un terrain du Cégep de Jonquière figure également sur la liste. «Au départ nous avions quatre sites contaminés. Tous sont le résultat de changements de système de chauffage et de génératrice autrefois alimentés en huile», explique France Tremblay, du service des communications de l'établissement d'enseignement. «Un seul site pose toujours problème. Près du pavillon Lionel-Groulx. Nous avons fait état de la situation au ministère. C'est à eux de voir. Nous sommes en attente. Mais la situation n'est pas critique. Ce n'est pas un endroit où les gens circulent», affirme celle qui précise qu'une portion de 200 à 400m2 de sol est contaminée. Les travaux de réhabilitation coûteraient 75 000$.