Une cinquantaine de membres du Hockey mineur de Chicoutimi se sont prononcés sur le projet de fusion en cours à Saguenay, dimanche, dans le cadre d’une assemblée extraordinaire.

Hockey mineur: Chicoutimi dit non au regroupement des joueurs

Réunis en assemblée extraordinaire dimanche soir, une cinquantaine de membres actifs et quelques parents du Hockey mineur de Chicoutimi ont officialisé la position qu’ils préconisent depuis plusieurs semaines dans le cadre du processus de fusion des trois associations de hockey mineur de Saguenay : oui à une fusion administrative, mais non au projet de hockey tel que présenté par la nouvelle entité regroupée.

Pendant deux bonnes heures, les participants ont pu faire valoir leurs points de vue aux représentants de l’Association du hockey mineur de Saguenay et de la municipalité après que ces derniers aient expliqué le projet final de fusion ou regroupement qui entrera en vigueur à compter de mai en vue de la prochaine saison.

Le conseil d’administration du Hockey mineur de Chicoutimi avait prévu deux questions pour le vote des membres actifs T-112 (personnel d’entraîneurs, gérant et préposés aux équipements ou aux bâtons ainsi que les membres du conseil d’administration). Dans un premier temps, est-ce que les membres habilités à voter sont en faveur ou non de la fusion administrative et, dans un deuxième temps, est-ce qu’ils sont pour ou contre le projet de hockey tel que présenté par la nouvelle association regroupée ? Sur les 32 personnes ayant droit de vote, 31 ont voté en faveur de la fusion administrative. Là où ça bloque, c’est le projet hockey pour le double lettre : 26 se sont prononcés contre (81 % contre).

Parmi les nombreuses interventions, plusieurs se sont dits favorables à une fusion, mais pas à n’importe quel prix. Plusieurs se demandent pourquoi la nouvelle entité souhaite modifier le processus du double lettre. L’un d’eux, Alain Provencher, entraîneur depuis dix ans, ne comprend pas pourquoi il importe autant de faire une fusion pour seulement 12 % de la clientèle hockey. Un pourcentage qui risque d’être encore moins élevé si les projets de hockey scolaire se concrétisent l’an prochain. Si le problème est le manque de joueurs à La Baie, pourquoi ne pas les intégrer dans les équipes de Chicoutimi et de Jonquière ? ont fait valoir d’autres participants. 

L’agent de projet mandaté par Saguenay, Luc Quenneville (à l’avant), a expliqué le projet de fusion des associations de hockey mineur et répondu aux questions des membres du Hockey mineur de Chicoutimi (dont le président Bruce Aziz au second plan) réunis en assemblée extraordinaire.

Vote à La Baie et Jonquière ?

Même si la Ville a transféré tous les pouvoirs, budgets et heures de glace à la nouvelle association, Bruce Aziz estime que la situation n’est pas irréversible, surtout si les associations de La Baie et de Jonquière s’opposent au projet proposé.

« Le processus de fusion peut être modifié, mais ça va déprendre de leur entêtement », estime le président du CA de l’association de Chicoutimi. « Ce ne sont pas les fonctionnaires de la Ville qui doivent voter, ce sont les membres. La Ville a dit que ça prenait une fusion, mais elle n’a pas dit la recette. Elle n’a pas dit non plus que ce devait être toutes les équipes. Là, c’est le comité qui décide, mais tout peut être changé », plaide M. Aziz.

« Nous, au conseil d’administration, ça fait des mois qu’on voulait tenir une assemblée générale afin que le projet soit présenté et voté. On n’a jamais été capables d’avoir toute l’information avant aujourd’hui (hier). On leur a forcé la main un peu. D’ailleurs, ils viennent de décider de tenir des assemblées à Jonquière mercredi et à La Baie, ce serait dimanche », souligne Bruce Aziz.

Même s’il s’attendait à accueillir plus de membres et de parents à l’assemblée extraordinaire, le président Aziz croit que l’association de Chicoutimi a respecté ses engagements. « Nous, on fait notre possible et on représente nos membres. Nous aurons une réunion du conseil d’administration lundi soir. C’est un dossier difficile et plusieurs sont fatigués. Ça fait déjà trois démissions que j’ai parce que les gens sont vraiment fatigués mentalement. La ville ne nous parle pas et elle nous laisse de côté et c’est nous qui sommes pris avec les problèmes et les parents qui sont contre le projet, déplore-t-il. Lundi, je vais proposer de former un comité pour faire des représentations auprès de la Ville. »