Hôpital de Dolbeau
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Hémato-oncologie et obstétrique: les Dolmissois devront être patients

Guillaume Pétrin
Guillaume Pétrin
Le Quotidien
Ce n’est pas demain la veille que les Dolmissois pourront bénéficier des services en hémato-oncologie et en obstétrique. Le CIUSSS du Saguenay-Lac-Saint-Jean a confirmé que les mesures mises en place depuis le 31 mars devraient perdurer tant et aussi longtemps que durera la pandémie de COVID-19.

Rappelons que depuis cette date, une réorganisation temporaire des soins et des services a eu lieu dans la région.

Les services en hémato-oncologie dispensés à Dolbeau-Mistassini et à Roberval ont alors été interrompus temporairement et déplacés à Alma.

Pour ce qui est de l’unité d’obstétrique et de pédiatrie de l’hôpital dolmissois, elle avait été fermée au même moment. Les évaluations et les accouchements sont depuis redirigés vers l’hôpital de Roberval.

La porte-parole du CIUSSS, Amélie Gourde, a confirmé au Quotidien que ces fermetures temporaires pourraient rester en place encore quelque temps.

« C’est trop tôt pour envisager une réouverture ou dire à quel moment les services vont être de nouveau offerts à l’hôpital de Dobeau-Mistassini. Pour l’instant, ce qui est établi, c’est que pendant la durée la pandémie, ça va rester ainsi. »

Le maire dolmissois Pascal Cloutier a affirmé cette semaine que la situation avait assez duré et qu’il souhaitait que tous ces services soient rapatriés aussitôt que possible.

La porte-parole du CIUSSS explique que plusieurs facteurs ont été considérés dans la prise de ces décisions, dont la gestion des ressources humaines et la sécurité des patients.

« Pour l’obstétrique, c’était surtout une question de ressources. Pour l’hémato-oncologie, c’était pour des raisons de sécurité des patients, parce que les configurations des hôpitaux de Roberval et de Dolbeau-Mistassini ne permettaient pas une circulation sécuritaire pour les patients, une clientèle beaucoup plus à risque et vulnérable. »

Manque de ressources

Ça ne date pas d’hier que le manque de ressources humaines est problématique pour l’hôpital dolmissois.

« Même avant la crise de la COVID-19, il arrivait à l’occasion que l’on avait des découvertures de services en obstétrique et que les femmes devaient aller à Roberval ou à Alma. Le recrutement représente un défi à Dolbeau-Mistassini. Pour la durée de la pandémie et pour s’assurer que ça soit en tout temps sécuritaire pour les femmes, on a décidé de redéployer les ressources dans les autres secteurs et rediriger les femmes pour éviter qu’à tout moment il y ait une découverture de services », rappelle Amélie Gourde.

Comme cette découverture des services est expliquée par le manque de ressources infirmières et médicales, quelles sont les solutions envisagées à long terme par le CIUSSS?

« C’est certain que l’on fait des efforts. Comme c’est souvent la fin de semaine, il arrive que ça soit des médecins qui viennent de l’extérieur. Pour les infirmières, on est en recrutement constant, mais dans le Haut-du-Lac, c’est toujours un défi », conclut-elle.