L’Association pour la protection du lac Kénogami a tenu son assemblée générale annuelle à la chapelle Saint-Cyriac, jeudi soir.
L’Association pour la protection du lac Kénogami a tenu son assemblée générale annuelle à la chapelle Saint-Cyriac, jeudi soir.

Hausse du nombre de plaisanciers sur le lac Kénogami: des mesures restrictives à prévoir

Samuel Duchaine
Samuel Duchaine
Le Quotidien
L’importante hausse du nombre des plaisanciers sur les eaux du lac Kénogami observée cet été pourrait entraîner des mesures restrictives officielles, dans les prochaines années.

C’est ce que le conseiller municipal du secteur, Jimmy Bouchard, a laissé entendre lors de l’assemblée générale annuelle de l’Association pour la protection du lac Kénogami (APLK), jeudi soir, ce qui a semblé plaire aux citoyens.

Il y a bien un code d’éthique qui est proposé aux plaisanciers du lac, mais ce que déplore M. Bouchard, c’est l’impuissance du Service de police de Saguenay (SPS) sur les eaux du lac Kénogami. « Ils peuvent intervenir pour l’alcool au volant, la conduite dangereuse et la négligence criminelle. À part ça, c’est du ressort de la Gendarmerie royale du Canada (GRC). »

M. Bouchard a confié qu’il avait reçu de nombreuses plaintes, cet été, notamment en raison des plaisanciers non respectueux des riverains. Déchets, bruit et vitesse excessive sont toutes des choses qui préoccupent les riverains du lac. « Il y a moyen de contrer ça et c’est d’appliquer des restrictions sur le plan d’eau. Ça s’est fait à plusieurs endroits au Québec, mais pas ici encore. Pourquoi ? Je ne sais pas. »

Le conseiller municipal Jimmy Bouchard a été attentif aux interrogations des citoyens de Lac Kénogami.

Le conseiller municipal croit d’ailleurs que le fort achalandage sera de retour dans les prochaines années et qu’il est donc important de passer à l’action. « Je ne pense pas que ça va diminuer. Les gens qui ont acheté des bateaux ne les revendront pas du jour au lendemain, mais on est capable de contrôler cet achalandage avec des restrictions. »

Bien que le processus ne soit pas encore enclenché, M. Bouchard compte s’y attaquer dans les prochaines semaines. « C’est un processus en cinq étapes qui est assez long. Ce serait mentir de dire qu’on pense l’avoir pour l’été prochain. La bonne nouvelle, c’est que la première étape, un code d’éthique, est déjà faite. Le comité de travail est créé depuis l’hiver, mais on a été ralenti par la pandémie. Une fois qu’on entamera le tout, ce sera ensuite de faire une consultation publique et ainsi de suite jusqu’à ce qu’on ait des restrictions. Une fois que ce sera fait, la SPS pourra intervenir pour faire respecter ces règles. »

Parmi les mesures que M. Bouchard a en tête, il y a une tarification pour mettre son bateau à l’eau, l’imposition d’une limite de vitesse à proximité des berges ou même une longueur de bateau maximale. Concernant cette dernière, M. Bouchard ne souhaite pas en arriver là, mais plutôt moduler la tarification en fonction de l’embarcation. « On peut aller où on veut avec cette démarche-là. C’est nous, les citoyens de Lac-Kénogami, qui déciderons de ce que l’on veut mettre comme restrictions. Il n’y a pas de limites. »

Pour ce qui est de la surveillance policière, M. Bouchard a déjà commencé les démarches en compagnie de son collègue de Laterrière, Michel Potvin, pour obtenir un budget dédié à la présence policière sur le lac.

« Pour l’instant, c’est à même le budget du SPS. Ce qu’on aimerait, c’est d’avoir un budget pour ça. Par exemple, on pourrait avoir 50 000 $ et on évalue à 2000 $ une journée de surveillance sur le lac, et bien les policiers seraient là 25 fois. Il faut aussi prendre en considération que ça prend des capitaines. Il va donc falloir envoyer des policiers à Nicolet pour avoir la formation nécessaire. »