Photo Le Quotidien, Rocket Lavoie

Hausse des prix des loyers: la CORPIQ critique l’IRIS

La Corporation des propriétaires immobiliers du Québec (CORPIQ) conteste les conclusions d’une étude de l’IRIS sur la hausse des coûts des loyers. Elle qualifie les conclusions de l’IRIS de « fallacieuses ».

Jeudi, l’IRIS publiait une étude selon laquelle le marché locatif québécois se dirigeait vers une autre crise. On y affirmait, entre autres, que le montant des loyers augmentait plus vite que l’inflation.

Le chercheur qui a réalisé l’étude, Philippe Hurteau, remarquait à propos de Saguenay que malgré des taux d’inoccupation assez élevés et supérieurs à la moyenne provinciale, les prix avaient tout de même augmenté au cours des dernières années.

Selon la CORPIQ, la méthodologie de l’IRIS est trompeuse. « On ne peut pas comparer l’évolution des loyers, avec l’inflation en général, sans s’intéresser à l’inflation spécifique à l’habitation. Par exemple, à Montréal, les taxes municipales ont augmenté de 30 % depuis 2009. C’est deux fois plus que l’inflation en général », écrit la CORPIQ dans un communiqué.

Le porte-parole de l’organisme, Hans Brouillette, affirme dans le même document que sur une période de 25 ans, « l’abordabilité des logements s’est améliorée au Québec ». Il fait cette affirmation en se basant sur la part du revenu net des locataires consacré au loyer, qui a baissé pendant cet intervalle, passant de 25 % à 22,5 %.