Le prix des terres agricoles du Saguenay-Lac-Saint-Jean continue de grimper, mais elles demeurent parmi les moins dispendieuses du marché québécois.

Hausse de la valeur des terres agricoles

Le prix des terres agricoles du Saguenay-Lac-Saint-Jean continue de grimper, mais elles demeurent parmi les moins dispendieuses du marché québécois.
En 2013, elles ont été transigées en moyenne à une valeur de 2771 $/ha, soit une augmentation de 13 % en un an, rapporte le dernier bilan des transactions de la Financière agricole du Québec. La moyenne provinciale des prix a quant à elle connu une hausse de 12 %.
Le Saguenay-Lac-Saint-Jean fait toutefois partie des régions qui affichent les plus bas coûts. En Mauricie, par exemple, les terres agricoles se vendent en moyenne à 6422 $/ha. Plus au sud, en Montérégie, les acheteurs doivent débourser parfois plus de 18 000 $/ha.
Il n'y a qu'au Bas-Saint-Laurent et en Abitibi-Témiscamingue que l'on retrouve une valeur moyenne à l'hectare plus basse qu'au Saguenay-Lac-Saint-Jean.
« Ce qui donne de la valeur, ce sont les revenus qu'on peut en tirer. Plus au sud, le climat donne plus de flexibilité dans les cultures. Et il y a aussi la concurrence qui est plus forte. Les terres se vendent plus cher, car il y a plus d'acheteurs », pointe Ernest Desrosiers, vice-président au financement à la Financière agricole.
La grande majorité des terres sont toujours détenues par des agriculteurs. Mais de plus en plus d'investisseurs choisissent de placer leur argent dans l'achat d'un champ.
« Environ 84 % des terres sont possédées par des agriculteurs. Le reste, ce sont des investisseurs. Plus tôt que de placer leur argent dans un autre endroit, ils achètent une terre. Il y a aussi des propriétaires de terres qui ne sont pas des investisseurs. Par exemple certains ont hérité de la terre familiale. Ils la gardent par sentimentalité et la louent à d'autres agriculteurs » donne en exemple M. Desrosiers.
En 2013, ce sont les régions du Centre-du-Québec, de l'Abitibi-Témiscamngue et Chaudière-Appalaches qui ont connu les hausses les plus importantes. L'Estrie et la Capitale-Nationale ont quant à eux vu le prix de leurs terres baisser de 39 % et 12 %.