Le directeur général de la STS, Jean-Luc Roberge, et le président du conseil d’administration, Marc Pettersen, ont présenté le bilan annuel du service de transport.

Hausse de fréquentation en fin d’année à la STS

La mise en place de nouveaux services par la Société de transport du Saguenay (STS), dans la dernière portion de 2018, a permis de terminer l’année avec un bilan moins négatif que prévu. Une baisse d’achalandage de l’ordre d’environ cinq pour cent a été enregistrée entre 2017 et 2018, mais une hausse de plus de 20 pour cent a été notée en septembre et en décembre de la dernière année, comparativement à la même période l’année précédente.

L’assemblée générale annuelle de la STS, tenue mardi au parc de la Rivière-du-Moulin, a été l’occasion de présenter les chiffres compilés, dont la fréquentation dans l’un ou l’autre des 86 véhicules. Au total, il y a eu 3 604 437 passages pour le transport régulier, tandis que ce chiffre est de 194 893 pour le transport adapté. Près de cinq millions de kilomètres ont été parcourus.

« Ce qu’on a mis en place, ça fonctionne, a résumé le président du conseil d’administration de la STS, Marc Pettersen. Ça se reflète dans une augmentation de l’achalandage au cours des quatre derniers mois de 2018 et pour le premier trimestre de 2019, l’augmentation est similaire. »

Au nombre des changements, la direction a entrepris une révision des services, dont la première étape a été complétée avec la reconfiguration des parcours dans le secteur sud de Chicoutimi. Des trajets à Chicoutimi-Nord et à La Baie ont aussi été touchés. Un corridor écomobilité a été implanté, reliant le centre-ville de Chicoutimi, le secteur de l’Université du Québec à Chicoutimi (UQAC) et la Zone Talbot. Des travaux d’aménagement se poursuivront en 2019.

Le projet Accès Libre UQAC a été un autre nouveau service de la STS, créé dans le but de favoriser un transport actif et collectif au sein de la communauté étudiante.

Des citoyens présents lors de l’assemblée générale annuelle ont toutefois déploré que les étudiants avaient été favorisés au détriment des autres utilisateurs, ce avec quoi le directeur général Jean-Luc Roberge et le conseiller municipal Marc Pettersen n’étaient pas d’accord.

« C’est compliqué de desservir un territoire aussi vaste que celui de Saguenay, qui est quatre fois plus grand que celui de la ville de Sherbrooke », a cité en exemple M. Roberge. M. Pettersen a ajouté que le statu quo n’était plus envisageable, d’où la refonte des services.

Côté finances, la STS a dégagé un surplus financier de 147 931 $, sur un budget d’exploitation de 24 945 683 $. Au terme de 2018, la dette nette se chiffre maintenant 8 175 214 $. Elle sera consolidée à celle de la Ville de Saguenay.

Les prochains mois s’annoncent animés pour la STS. L’équipe entend poursuivre ses travaux afin d’offrir un service qui va satisfaire tous les types d’usager.

« On est en train de mettre en place des choses pour permettre à moins de gens d’aller dans le centre-ville de Chicoutimi en voiture, a indiqué Marc Pettersen en entrevue. On travaille notamment à implanter des stationnements incitatifs et d’ici deux ans, je veux proposer l’installation de stationnements incitatifs à Chicoutimi-Nord, soit près du pont Dubuc et au parc de la Colline. Entre les deux, on mettrait des vélos à libre-service. »