Le président américain Donald Trump sera sans doute campé par plusieurs personnes cette année. Les clowns maléfiques et les personnages fantastiques ont aussi la cote.

Halloween: le maléfique et le fantastique à l’honneur

Pour de plus en plus de gens, l’Halloween, c’est du sérieux. Parlez-en à l’administrateur des trois succursales Jean Coutu de Jonquière, Dominick Béland, et il vous dira que beaucoup de clients sont prêts à mettre le paquet chaque année pour se démarquer. En fin de semaine, le gestionnaire s’attend à vendre autour de 500 déguisements, l’équivalent d’environ 40 pour cent de son inventaire.

Il y a une dizaine d’années, les magasins de Jonquière de la chaîne ont pris le virage Halloween, devant la popularité renouvelée de cette fête annuelle. Depuis, ce créneau est devenu la marque de commerce des pharmacies jonquiéroises, qui ont réussi à se démarquer de la compétition. Car comme l’explique Dominick Béland, la concurrence est féroce dans ce domaine, autant en provenance du Web que des commerces itinérants qui ont pignon sur rue à Chicoutimi pendant quelques semaines dans l’espoir de récolter la manne.

« Pour faire face à la compétition, on a décidé nous aussi de prendre le virage Internet. Les Jean Coutu de Jonquière et d’Alma sont maintenant les seules succursales au Québec à avoir des boutiques en ligne où les gens peuvent commander leurs costumes », explique-t-il. 

L’équipe régionale se déplace souvent à l’extérieur de la région pour visiter des commerces spécialisés et se tenir à l’affût des tendances.

En magasin, une équipe de sept personnes se consacre au service à la clientèle dans le rayon saisonnier réservé à l’Halloween. Selon Dominick Béland, c’est l’équivalent de 600 heures investies dans ce département chaque année. Les conseillères offrent un service personnalisé et des cours de maquillage ont même été dispensés en septembre, ce qui s’est avéré fort populaire, de l’avis du gestionnaire.

L’administrateur des trois succursales Jean Coutu de Jonquière, Dominick Béland, précise qu’environ 1100 costumes d’Halloween trouvent preneur chaque année. Il est ici entouré des employées Nicole Cloutier et Cynthia Langlois et de la gérante Marie-Ève Tremblay.
L’Halloween gagne en popularité. Enfants et adultes prennent plaisir à se costumer. L’offre en magasin doit correspondre aux désirs de plus en plus variés des clients.

« Maintenant, on ne parle plus juste d’un costume. Les gens veulent des accessoires et du maquillage pour recréer eux-mêmes les personnages. Avec tout ce qu’on retrouve sur Internet, c’est maintenant très facile de s’inspirer. Avant, les gens qui voulaient être Jason ou Freddy achetaient le masque. Maintenant, ils vont aller voir sur YouTube et se maquiller eux-mêmes. Les résultats sont impressionnants », note-t-il. 

Populaires

Cette année, les clowns maléfiques ont la cote. La sortie du film It (Ça), basé sur le roman de Stephen King, a créé un engouement pour ce type de costumes. Les personnages fantastiques sont aussi prisés, remarque Dominick Béland, et suscitent l’Intérêt autant des adultes que des enfants. Les zombies seront encore nombreux à déambuler dans les rues, le soir du 31 octobre, et force est de constater que la ferveur populaire entourant des séries comme Walking Dead y est pour quelque chose. Les masques à l’effigie de Donald Trump sont également dans l’air du temps.

« Tout ce qui est personnage de film est très recherché et le volet fantastique sort beaucoup. Les étudiants du cégep vont se tourner vers des costumes de bière, de lutteur Sumo ou des déguisements gonflables », ajoute l’administrateur chez Jean Coutu.

Si certains ne consacrent qu’un tout petit budget à l’Halloween et visitent des comptoirs vestimentaires pour se procurer des vêtements et accessoires, d’autres n’hésitent pas à mettre le paquet. 

« On a des costumes à 19 $, on en a à 40 $, on en a à 140 $, on en a à 160 $. Chaque année, on a deux costumes de Star Wars à 1000 $ pièce et on les vend toujours tous les deux », poursuit Dominick Béland, qui prévoit que les trois prochains jours seront fort mouvementés pour son équipe, alors que de nombreux retardataires se précipiteront en magasin pour se procurer un déguisement.