Patrick Bouchard, François Paquet, Emmanuelle Lavoie, Vladimir Antonof, Robert Hakim (directeur général du festival) et Pierre Bouchard (Marché Centre-ville) trinquent au succès du Festival des bières du monde de Saguenay.

Hakim songe à agrandir le site

Le Festival des bières du monde de Saguenay est aux prises avec un beau problème, soit celui de gérer sa croissance. Avec une progression constante en matière d'achalandage, les organisateurs comptent agrandir à nouveau le site en vue de la 7e édition.
Invité à tracer le bilan de l'événement, le directeur général Robert Hakim orientait déjà ses réflexions vers l'avenir du festival.
«Ça fait cliché, mais oui, on a eu une année record. En fait, depuis 2009, on connaît une progression constante de 20 à 25%. On pensait atteindre un plateau l'an passé et encore cette année, mais je crois que la croissance devrait finalement s'opérer encore quelques années», affirme-t-il.
«On a donc un problème d'espace à gérer pour suivre le rythme», soutient M. Hakim, qui évoque la possibilité d'agrandir le site vers les jeux d'eau de la Zone portuaire de Chicoutimi.
«Le festival est là pour rester. On pensait que la microbrasserie était une mode, mais c'est plutôt un phénomène, poursuit-il. Il y aura donc certaines choses à améliorer, comme d'ajouter des toilettes. Ça peut paraître banal, mais c'est important. On veut aussi se tourner vers des ateliers, des conférences afin que les gens comprennent comment la bière a été brassée et qu'ils disposent de plus d'informations. On veut aussi avoir de la bière sans alcool.»
Le Festival des bières du monde de Saguenay lancera d'ailleurs une boîte de suggestion en ligne dans les prochains jours.
En ce qui concerne la 6e édition, qui s'est conclue hier après-midi, Robert Hakim n'avait que de bons mots. «C'est une édition rêvée. La température, les festivaliers, les microbrasseurs sont là. On ne pouvait imaginer mieux», fait-il valoir.
Le directeur général du festival s'est aussi réjoui d'avoir rencontré plusieurs gens de l'extérieur de la province et du pays. «J'ai vu des gens de Toronto, de la Saskatchewan, de Vancouver et même de l'Europe, notamment des Belges.
«Ce que j'aime par-dessus tout, c'est l'esprit festif de l'événement. Tout le monde a du ''fun'' et a un grand sourire», partage-t-il.
Par ailleurs, Robert Hakim entend renouveler la présentation d'un grand spectacle comme celui d'Éric Lapointe samedi soir. «Il faut aussi revenir avec l'offre de nourriture. C'est très populaire et ça fait en sorte que les gens ne repartent plus», soutient-il.
Pour Pierre Bouchard, directeur du Marché Centre-ville, l'événement est un incontournable, autant sur le plan personnel que pour les affaires. «Mes coups de coeur du festival ont été la Criminelle en fût de Zinfandel de la Voie maltée et la Gose de la microbrasserie Loup rouge», confie-t-il.
Étude
Une étude d'achalandage, de provenance et de retombées économiques sera réalisée dans les prochaines semaines par la firme Segma-Recherche, aux frais de Promotion Saguenay.
«Ça va nous donner les arguments au niveau municipal pour poursuivre notre développement et aussi du côté du ministère du Tourisme pour faire reconnaître le festival comme un événement touristique pour la région. Avoir des chiffres à l'appui sera vraiment un atout», met en relief Robert Hakim.