«Au Québec, un maire n'est pas un dictateur», a commenté Gérard Savard, préfet de la MRC du Domaine-du-Roy.

Guy Larouche se fait rappeler à l'ordre

« Au Québec, un maire n'est pas un dictateur. Son rôle est d'amener des gens à en arriver à un consensus. À Roberval, sept personnes sont élues pour prendre des décisions. Le conseil est souverain et il n'appartient pas qu'au maire de décider. Ça donnerait quoi d'avoir sept personnes autour d'une table? »
<p>Le maire Guy Larouche ne fait pas l'unanimité au sein du conseil municipal de Roberval dans le dossier entourant l'Approche commune.</p>
Le préfet de la MRC du Domaine-du-Roy, Gérard Savard, estime qu'il est grand temps que le ministère des Affaires municipales, des Régions et de l'Occupation du territoire (MAMROT) conseille le maire de Roberval, Guy Larouche, au sujet de ses rôles et responsabilités.
Ces propos traduisent le malaise profond qui règne actuellement entre des municipalités de la MRC et la ville de Roberval ainsi qu'à l'intérieur même du conseil municipal.
Le préfet soutient que la décision du maire Larouche de destituer le conseiller Réal Labrecque de ses fonctions au sein du conseil des maires ne sera pas valide tant qu'elle ne sera pas entérinée par le conseil de ville. Il en est de même pour la démission de Nancy Guillemette de son poste de représentante de Roberval à la MRC. « Le maire dispose de pouvoirs limités. En plus de surveiller l'administration, il a un droit de veto pour faire retarder une décision de quelques semaines. Et en situation d'urgence, il est prévu au code municipal qu'il a le pouvoir d'agir », insiste Gérard Savard.
Ce dernier est d'avis que le maire Larouche joue gros. En plus d'isoler Roberval des autres municipalités de la MRC, il risque maintenant de se mettre l'ensemble de ses conseillers à dos. Par exemple, ceux-ci pourraient décider de le boycotter, voire de le museler.
En arrivant du secteur privé, des sources affirment qu'il est temps que Guy Larouche apprivoise le monde de la politique, ce à quoi se rallie M. Savard. En ce qui a trait à la zizanie qui sévit autour de la table des maires en lien notamment avec les différends qui opposent les élus sur la question de l'agrandissement de la réserve autochtone de Mashteuiatsh, Gérard Savard laisse entendre que le vase commence à être plein.
« Les politiciens ont la volonté d'agir en bon père de famille et de permettre aux personnes de faire leurs expériences et leur apprentissage, mais il y a une limite qui va probablement être atteinte assez rapidement s'il n'y a pas de changement dans les comportements et les attitudes de M. Larouche ».