Les employés syndiqués de la SAQ ont déclenchés une grève surprise vers 10h15 dimanche. Tous les établissements de la province sont fermés.

Grève surprise dans toutes les SAQ de la région

Les employés de toutes les SAQ de la région ont déclenché une journée de grève surprise, dimanche matin vers 10 h, pour manifester contre l’absence d’avancées significatives dans les négociations avec leur employeur, participant ainsi à un mouvement de protestation national. Une autre grève d’une journée aura lieu lundi.

Les trois mêmes points demeurent au coeur de ce conflit de travail qui a débuté cet été. Les employés de la SAQ aimeraient qu’une meilleure conciliation entre le travail, la famille et les études soit possible. Ils voudraient plus de flexibilité de la part de l’employeur sur la question du plancher d’emplois, et veulent régler la question des horaires, qui sont souvent atypiques même pour les permanents et qui ne garantissent pas suffisamment d’heures pour les employés à temps partiel.

Rencontré au piquet de grève, le président du Conseil central du Saguenay-Lac-Saint-Jean-CSN, Engelbert Cottenoir, explique que cette grève surprise a pour but de faire bouger les choses. « Compte tenu de la situation dans les négociations, ce qui a été décidé, c’est de procéder à une journée de grève surprise [dimanche] pour débloquer les négociations », explique-t-il avant d’ajouter qu’une autre journée de grève, la quatrième en tout, aura lieu lundi.

Devant une SAQ située sur le boulevard Talbot, dans l’arrondissement de Chicoutimi, Engelbert Cottenoir dénonce le manque de flexibilité de l’employeur. « Il y a eu des pourparlers à la table des négociations, mais les demandes majeures de l’employeur sont toujours là. »

Engelbert Cottenoir, président du Conseil central du Saguenay-Lac-Saint-Jean-CSN, estime que les négociations sont au point mort entre les parties.

La présidente du syndicat au niveau national, Katia Lelièvre, indique pour sa part, par voie de communiqué, que la partie patronale ne déroge pas de son cadre financier qu’elle qualifie de très strict. La lenteur des négociations amène les employés de la SAQ, selon elle, à se chercher un autre emploi « On enregistre un nombre impressionnant de démissions depuis le début de 2018 », affirme-t-elle.

La convention collective des employés de la SAQ est échue depuis le 31 mars 2017. En juin dernier, les employés de la SAQ ont voté en faveur d’un mandat de grève pouvant aller jusqu’à six jours pour faire débloquer les négociations.