Grève des paramédics: les services essentiels jugés suffisants

Le Tribunal administratif du travail du Québec juge que les services essentiels assurés par les membres du Syndicat des paramédics du Saguenay-Lac-Saint-Jean (CSN) pendant la grève déclarée depuis vendredi matin seront suffisants.
Dans une décision rendue jeudi à la suite de l'émission d'un avis de grève par le syndicat représentant les membres de huit entreprises ambulancières, le Tribunal estime que tous les quarts de travail seront effectués par les paramédics conformément à la convention collective. Ils répondront à tous les appels et feront toutes les interventions impromptues selon les protocoles et les procédures en vigueur.
Le syndicat a démontré de façon satisfaisante que tous les appels de priorité 0 à 7 inclusivement seront traités de la façon habituelle. Les appels de priorité 8 seront aussi traités de la façon habituelle, sauf en ce qui concerne le service de retour à domicile qui sera assuré du lundi au vendredi de 12 h à 17 h.
Lors de transports interhospitaliers, le retour des escortes médicales ne sera pas assuré, sauf si un patient est présent à bord du véhicule.
Certaines tâches liées à la formation et au service de relations communautaires ne seront pas exécutées.
Concernant les points de discorde, le Tribunal déclare que les paramédics pourront s'abstenir de remplir la partie du formulaire AS-803 remise à l'employeur et permettant d'identifier le patient, alors que les autres copies dédiées au centre hospitalier et au CIUSSS seront remplies de la façon habituelle.
Les firmes touchées sont Ambulances S.L.N. (La Baie, L'Anse-Saint-Jean, Roberval, Chapais, Chibougamau, parc de Chibougamau, Réserve Ashuapmushuan, Saint-Félicien), Ambulance Chicoutimi inc. (Chicoutimi), Ambulances Médinord inc. (Normandin), Ambulance Médilac inc. (Métabetchouan-Lac-à-la-Croix, Lac-Bouchette et Alma), toutes représentées par la Corporation des services d'ambulance du Québec (CSAQ).
La décision fait suite à la tenue d'une séance de conciliation tenue le 28 juillet dernier. Les parties ont conclu une entente partielle sur les services essentiels à maintenir lors de la grève. Le Tribunal a entendu les observations des représentants de l'employeur et celles du syndicat sur les points de discorde, notamment le formulaire à remplir AS-803 et le transfert des données sur le serveur de la caserne.