Me Adam Minier, avocat et médiateur de la firme Gagnon, Minier, craint que la grève des avocats et notaires de l'État québécois ne soit nuisible à plusieurs citoyens.

Grève des juristes: de nombreux dossiers en suspens dans la région

La grève des avocats et notaires de l'État québécois déclenchée le 24 octobre dernier affectera plusieurs justiciables du Saguenay-Lac-Saint-Jean ayant des dossiers devant le Tribunal administratif et le Tribunal du travail.
L'avocat et médiateur Adam Minier, de la firme Gagnon, Minier, est à même de le constater puisque plusieurs clients qu'il représente pour contester des décisions de divers ministères et organismes comme la Commission des normes, de l'équité, de la santé et de la sécurité du travail CNESSST ou la Société de l'assurance automobile du Québec (SAAQ) ont vu leur cause repoussée à une date ultérieure. Au moment du déclenchement de la grève, plusieurs de ses clients avaient déjà dû subir des délais d'attente pour l'inscription aux tribunaux administratifs. Me Minier ajoute qu'au-delà des délais, ce sont des familles ou des personnes qui sont privées de revenus ou qui doivent subir des pressions psychologiques.
«Je suis certain qu'au niveau de la région, ce sont des centaines de justiciables qui sont aux prises avec cette situation», affirme Me Minier. Le pire, selon lui, est qu'il n'existe aucune alternative possible, mis à part l'inscription d'une cause revêtant un caractère d'urgence en vertu des services essentiels.
Le tribunal administratif du Québec n'a pas de juge attitré à la région. Ce sont des juges administratifs du district judiciaire de Québec qui se déplacent une fois par mois dans la région pour entendre les causes. Quant au Tribunal du travail, trois ou quatre juges de la région y sont attitrés. Les 1000 avocats et notaire de l'État québécois regroupés sous l'Association des juristes de l'État sont sans contrat de travail depuis le 31 mars 2015.