Des ingénieurs du gouvernement ont manifesté sur la rue Racine à Chicoutimi vendredi dans l'espoir d'interpeller le premier ministre Philippe Couillard.

Grève des ingénieurs : le PM patient

Le premier ministre Philippe Couillard refuse d'évoquer une loi spéciale pour forcer les ingénieurs du gouvernement à retourner au travail, mais il concède que la grève qui dure depuis maintenant deux semaines et demie commence à avoir un impact sur l'économie québécoise.
«On a eu des dizaines et des dizaines de séances de négociation, et on espère encore que ça pourra se régler selon cette voie. À ce moment-ci, je me dois d'envoyer le signal par contre que l'économie québécoise commence à le ressentir. Les ingénieurs doivent comprendre qu'une entente se fera dans le même cadre financier que pour les 500 000 autres travailleurs de l'État qui ont réglé dernièrement», a-t-il affirmé devant les membres du Cercle de presse du Saguenay vendredi après-midi.
À la question directe si une loi spéciale est envisagée, il a répondu qu'il se contentait de sa première déclaration et qu'il était très patient.
Celui qui est aussi député de Roberval a été accueilli à l'Hôtel Chicoutimi par une dizaine de manifestants de la section régionale de l'Association professionnelle des ingénieurs du gouvernement du Québec (APIGQ). Mécontents de la dernière offre du Conseil du Trésor, la trentaine d'ingénieurs qui travaillent pour divers ministères au Saguenay-Lac-Saint-Jean n'ont pas l'impression d'être écoutés.
«Les négociations avancent à pas de tortue et la session parlementaire se termine vendredi prochain. On veut que ça se règle d'ici là, assure le représentant syndical Jean-Pierre Boivin. La proposition qu'on a reçue nous fait retourner au Moyen-Âge avec des clauses orphelines. Les jeunes ingénieurs se retrouvent avec une augmentation de seulement 5 % et sont défavorisés par rapport aux plus vieux.»
Dans la région, les chantiers de l'autoroute 70 et de la voie de contournement de l'Isle-Maligne sont notamment touchés.
L'APIGQ compte préparer une contre-offre au cours de la fin de semaine.