Le syndicat qui représente les employés en grève dans les trois résidences privées pour aînés de Chartwell à Saguenay affirme être prêt à retourner à la table des négociations.
Le syndicat qui représente les employés en grève dans les trois résidences privées pour aînés de Chartwell à Saguenay affirme être prêt à retourner à la table des négociations.

Grève dans les résidences Chartwell: le syndicat veut rapidement négocier

Myriam Gauthier, journaliste de l'Initiative de journalisme local
Myriam Gauthier, journaliste de l'Initiative de journalisme local
Le Quotidien
Le syndicat qui représente les employés en grève depuis près de trois semaines dans les trois résidences privées pour aînés de Chartwell à Saguenay souhaite retourner rapidement à la table des négociations et affirme être toujours en attente d’une réponse à ce sujet.

Des discussions ont eu lieu entre les deux parties la semaine dernière et il a été convenu de recontacter l’un des médiateurs du ministère du Travail impliqué dans le dossier, a indiqué Sylvie Nelson, présidente du Syndicat québécois des employées et employés de service affilié à la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (SQEES-FTQ).

«C’est ce que j’ai fait lundi matin, j’ai contacté la conciliatrice en chef pour lui dire que j’avais parlé avec la direction de Chartwell et qu’on était prêts, les deux parties, à se rasseoir en négociations», a-t-elle expliqué en entrevue, mercredi. La représentante syndicale se dit depuis en attente de nouvelles du négociateur de la partie patronale.

Le SQEES-FTQ représente les travailleurs de la Villa Saguenay, la Villa Chicoutimi et la Villa Jonquière, majoritairement des préposés aux bénéficiaires, qui sont en grève depuis le 10 juillet. Plongeurs, réceptionnistes ou encore concierges font également partie des 300 membres qu’elle représente. Quatre résidences Chartwell de Québec, représentant 500 employés, sont également touchées par la grève.

«On est prêts, nous – jour, soir, nuit – à faire un blitz de négociations», a assuré la représentante syndicale, qui souhaite reprendre les négociations «rapidement».

«On est prêts à déposer d’autres choses, à avancer, à faire des avancées pour finir par régler ce conflit-là», a-t-elle ajouté.

«Une entente dans l’intérêt de tous»

Questionnée par Le Quotidien, l’entreprise Chartwell n’a pas voulu confirmer ou infirmer son intention de reprendre les négociations, qui sont rompues depuis le déclenchement de la grève.

«Notre objectif a toujours été de parvenir à une entente dans l’intérêt de tous, soit offrir des salaires concurrentiels aux employés, tout en maintenant l’abordabilité pour les résidents», a affirmé Marie-France Lemay, vice-présidente, opérations et ventes chez Chartwell, dans une déclaration transmise par écrit.

«Nous comptons sur la collaboration et la flexibilité des représentants syndicaux pour parvenir à un dénouement respectueux de l’équilibre à atteindre», a-t-elle ajouté.

En réaction à la montée de la pression exercée par la grève dans les trois résidences de Saguenay et de plaintes de résidents qui déplorent une diminution de services, l’entreprise a affirmé que ses équipes continuent d’assurer le confort et la sécurité des résidents «malgré les contraintes imposées par le syndicat».

Les services essentiels, notamment par les préposés aux bénéficiaires, sont actuellement assurés dans les résidences en vertu d’une décision du Tribunal administratif du travail.

Le syndicat réclame notamment un salaire de base de 15 $ l’heure pour tous les employés. Les demandes syndicales sont jugées non viables et non représentatives des conditions du marché par l’employeur.

Les parties encouragées à négocier

Les négociations ont débuté entre les deux parties il y a plus de 18 mois. Deux médiateurs du ministère du Travail œuvrent dans ce dossier depuis plusieurs mois.

Maude Méthot-Faniel, attachée de presse du ministre du Travail, Jean Boulet, a affirmé que le ministère suivait la situation de près. «On encourage les parties à négocier et nous souhaitons qu’une entente soit faite le plus rapidement possible pour le bien-être des usagers.»