Grève dans les CPE: une menace qui n'a pas lieu d'être selon la partie patronale

L’Association patronale des CPE du Saguenay-Lac-Saint-Jean se dit préoccupée par la possibilité de grève qui pèse sur les différents centres de la petite enfance de la région. Elle estime que cette menace n’a pas lieu d’être, puisque des journées de négociation sont prévues à l’horaire les 13 et 15 février prochains.

L’Association patronale des CPE du Saguenay-Lac-Saint-Jean a publié un communiqué mardi matin afin de réagir aux propos du syndicat des travailleuses des CPE et des BC du Saguenay-Lac-Saint-Jean-FSSS-CSN concernant les négociations.  

Lundi, une lettre a été remise aux parents utilisateurs de différents CPE afin de les prévenir de la tenue de deux journées de grève prévues les 16 et 19 février en raison des négociations «qui piétinent». 

L’Association patronale des CPE du Saguenay-Lac-Saint-Jean qui représente 18 CPE qui gèrent 24 installations et deux bureaux coordonnateurs de la garde en milieu familial dans la région affirme avoir entrepris des discussions «dans un souci de saine gestion». Elle rappelle qu’en 2015, le syndicat a choisi de s’exclure de la négociation du secteur public.  

«Il est important de préciser que nous recherchons un règlement satisfaisant qui n’impose aucun recul aux travailleuses au plan de leurs conditions de travail. Contrairement à ce qui est prétendu dans les communications syndicales, le calcul de l’ancienneté, la durée de la période probatoire et la plupart des autres sujets traités à la table régionale de négociation font l’objet d’un accord», affirme la partie patronale qui rappelle qu’une entente sur les salaires, la rétroactivité et les autres aspects monétaires est intervenue l’automne dernier.

«Devant son incapacité à convaincre les employeurs du bien fondé de ses positions, la partie syndicale tente d’imposer des textes plutôt que de négocier librement», affirme la partie patronale dans son communiqué. 

Les travailleuses des centres de la petite enfance sont sans convention collective depuis près de trois ans. Des négociations ont été amorcées avec la partie patronale il y a 17 mois. Une des trois tables de négociation régionales est parvenue à une entente de principe. Le syndicat réclame une seule convention pour l’ensemble des travailleuses de la région.