Une centaine de parents ont marché avec leurs enfants à Alma pour soutenir les éducatrices des CPE en grève.

Grève dans les CPE: reprise des négociations

Le Syndicat des travailleuses des centres de la petite enfance (CPE) et l’Association patronale des CPE de la région ont repris les négociations, dimanche en avant-midi. Les deux parties tentaient toujours d’en arriver à une entente, en fin de soirée.

Les parties sont retournées à la table des négociations à la veille du retour de la relâche. Quelque 500 travailleuses sont en grève depuis lundi dans la région, plus précisément en grève générale illimitée depuis mercredi, une situation qui touche 24 directions de CPE.

Vers 21 h, les négociations se poursuivaient toujours, selon les informations transmises au Quotidien. Les parties patronale et syndicale ont affirmé qu’aucun commentaire ne serait émis dans le dossier pour l’instant.

La Fédération de la santé et des services sociaux de la CSN, à laquelle est affilié le Syndicat des travailleuses des CPE, a seulement annoncé, en soirée, que les séances d’information aux parents prévues lundi à Chicoutimi, mardi à Alma et mercredi à Saint-Félicien sont suspendues.

La semaine fractionnaire et l’implantation d’une banque de temps pour les travailleuses sur la liste de rappel représentent les deux points de litige depuis le début du conflit. La pénurie de main-d’œuvre est au cœur des discussions.

L’enseignante Nathalie Bernard a lancé la semaine dernière le mouvement de soutien aux éducatrices en CPE.

Marche

Une centaine de parents accompagnés de leurs enfants ont par ailleurs pris part à une marche en soutien aux éducatrices en CPE, dimanche en avant-midi, à Alma, dont le départ était donné devant le Pavillon Wilbrod-Dufour.

Le mouvement a été initié par l’enseignante Nathalie Bernard, qui a lancé un groupe Facebook intitulé « Signez et ouvrez ! Parents contre la fermeture des CPE » qui compte aujourd’hui plus de 650 membres. Mère monoparentale, ayant un emploi précaire et n’ayant pas d’autres ressources, elle et d’autres parents s’inquiètent de la prolongation de la grève au-delà de la semaine de relâche.

« La conséquence va être encore pire, car si les parents ne peuvent pas aller travailler, ça va avoir un impact important pour l’économie régionale », a-t-elle souligné, à l’occasion d’un entretien téléphonique.

Elle se réjouit de la participation des parents au mouvement. Les marcheurs ont d’ailleurs été accueillis sous les applaudissements d’éducatrices, à leur arrivée.