Le syndicat entend profiter des derniers jours de la semaine de relâche pour accélérer la mobilisation des parents dans les différents secteurs de la région.

Grève dans les CPE: les parents à nouveau sollicités

Le Syndicat des travailleuses des centres de la petite enfance et bureaux coordonnateurs FSSS-CSN de la région, en grève depuis lundi matin, demandent à nouveau aux parents qui siègent sur les conseils d’administration des différentes corporations de reprendre le pouvoir pour régler la négociation.

« Les associations patronales ont démontré, par l’envoi de plusieurs mises en demeure, leur volonté de judiciariser l’ensemble de nos actions et, surtout, de nous faire taire », a déclaré la présidente du syndicat, Nathalie Duperré, dans un communiqué émis jeudi matin. 

Selon le syndicat, les parents représentent les deux tiers des membres des conseils d’administration des CPE. Dans ce contexte, le syndicat croit qu’ils ont le véritable pouvoir pour donner des orientations différentes aux directions générales pour la suite des choses.

Le syndicat entend profiter des derniers jours de la semaine de relâche pour accélérer la mobilisation des parents dans les différents secteurs de la région. Des représentantes syndicales se chargeront d’informer les parents sur les enjeux de la négociation et les compromis acceptés jusqu’à maintenant par le syndicat pour obtenir une entente.

« Nous lançons la même invitation aux parents membres des conseils d’administration. Nous sentons que les associations patronales leur donnent au compte-gouttes l’information nécessaire pour bien comprendre les enjeux et les tiennent bien loin des réelles décisions », a affirmé la présidente.

Les rencontres avec les parents se dérouleront le 12 mars à Chicoutimi, le 13 mars à Alma et le 14 mars à Saint-Félicien. La convention collective des éducatrices en garderie est échue depuis 35 mois. Les dispositions monétaires de la convention collective ont été réglées et il ne reste que deux articles à régler pour en arriver à une entente.

Il s’agit pour les employés réguliers de la possibilité de morceler deux semaines de vacances en journée individuelle après 10 ans de service alors que l’employeur est disposé à l’offrir après 15 ans. Le dernier obstacle est la demande syndicale qui permettrait aux éducatrices sur appel d’avoir le droit de se créer une banque de congés à partir du temps supplémentaire accumulé qui est en ce moment obligatoirement payé.