Greenpeace occupe les terrains du ministère de l’Environnement

Greenpeace a aménagé un cimetière sur les terrains du ministère de l’Environnement à Gatineau afin de dénoncer «l’échec de la protection du caribou».

Mardi matin, des activistes vêtus de noir se sont installés sur les lieux pour quelques heures avec 51 pierres tombales. 

L’occupation fait suite à la publication lundi du rapport de Catherine McKenna en vertu de l’article 63 sur la Loi sur les espèces en péril.

«Les conclusions du rapport sont claires: les mesures prises à l’échelle du pays pour protéger le caribou des bois sont plus qu’insuffisantes, si pas absentes. Les probabilités qu’elles survivent sont minces, à moins qu’Ottawa ne prenne des mesures concrètes pour enrayer cette crise nationale du caribou», affirme Greenpeace dans un communiqué.

« Aujourd’hui, nous demandons à McKenna de mettre un terme à l’expansion de l’industrie au sein de l’habitat essentiel du caribou. Cela implique de parvenir à un accord avec les gouvernements autochtones, provinciaux et territoriaux sur une protection à long terme, mais il est temps de mettre fin aux retards. L’emblématique caribou boréal canadien doit être protégé de manière urgente, et d’une manière qui respecte les droits et le savoir des peuples autochtones» , ajoute Olivier Kolmel, chargé de campagne Forêt à Greenpeace Canada.

« Le caribou boréal arpente la forêt boréale canadienne depuis des milliers d’années, mais la population a décliné de 30% au cours des deux dernières décennies. Lorsque le dernier mâle rhinocéros blanc du Nord s’est éteint, le monde entier a été accablé par la nouvelle. Espérons que le caribou boréal du Canada ne connaisse jamais ce triste sort. Les caribous sont en grave danger et la ministre McKenna doit agir immédiatement afin d’éviter leur disparition », a ajouté Olivier Kolmel.

Greenpeace a aussi lancé une pétition demandant à Catherine McKenna d’agir pour la protection du caribou boréal.