Greenpeace admet ne rien pouvoir prouver

Produits forestiers Résolu va continuer de poursuivre Greenpeace, même si l'organisme a admis ne pas avoir utilisé des faits pour tenter de briser la réputation de la compagnie forestière.
«Ça nous conforte dans notre volonté de faire triompher la vérité. Ça ne change en rien les démarches juridiques que nous avons entamées. Leurs allégations trompeuses ont causé un tort incroyable à nos employés à la compagnie et à nos clients.  Nous avons des preuves et des faits à déposer en cours. Il faut que Greenpeace paye pour ses actes. On ne peut pas laisser faire une telle chose», a commenté le porte-parole Karl Blackburn.
Greenpeace a avoué dans un document de Cour déposé pour répondre à une poursuite intentée par Résolu aux États-Unis, d'avoir fait des allégations qui n'étaient pas vérifiables. Dans un article paru dans le Financial Post, un extrait de la correspondance a été publié. Greenpeace y mentionne que le terme «destructeur de la forêt» ne peut être prouvé. Qu'il s'agit de rhétoriques et d'une opinion pour décrire la manière qu'a Résolu de couper le bois dans les forêts.
Des affirmations que la compagnie va utiliser pour informer ses clients. «On le dit depuis le début, on envoie de bonnes informations à nos clients; le gouvernement du Québec a rencontré des gros clients aux États-Unis pour démontrer que les pratiques forestières québécoises étaient les plus sévères dans le monde. C'est certain que nous allons transmettre ces aveux-là à nos clients. Reste qu'il y a eu du tort de causé, des clients ont décidé de céder au chantage, car c'était moins compliqué pour eux», allègue Blackburn.
Résolu a déposé deux poursuites contre Greenpeace; une de 7 M$ en Ontario et une de 300 M$ aux États-Unis concernant la loi anti-racket.  
Ce n'est pas la première fois que Greenpeace admet avoir «forcer » la vérité. L'organisation a déjà admis avoir utilisé des mauvaises données GPS pour affirmer que des coupes à blanc avaient été faites dans le secteur des Montagnes blanches.
Usines régionales
Karl Blackburn ne sait pas si ces aveux vont se traduire par une augmentation des commandes pour les usines régionales. «Ça s'inscrit dans un contexte plus complexe que ça. Oui, nous avons  moins de commandes à cause des attaques des activistes, mais il y a aussi le contexte du bois d'oeuvre, de la surtaxe sur le papier surcalandré et le manque de bois avec le retard concernant la mise aux enchères. C'est certain qu'on espère qu'ultimement des clients que nous avons perdus décident de refaire affaire avec nous.»
Affaire KPMG
Le nom de Richard Garneau est ressorti dans l'enquête menée par Radio-Canada concernant le stratagème développé par la firme KPMG pour permettre à des entreprises de se retrouver dans des paradis fiscaux. «Ça ne concerne pas Produits forestiers Résolu. Il s'agit d'un dossier privé concernant monsieur Garneau avant son arrivée dans l'entreprise. De plus, il n'a tiré aucun avantage de cette situation », a déclaré le porte-parole de Résolu Karl Blackburn.