Les soeurs Madeleine Tremblay, Ghislaine Laberge, Huguette Tremblay sont bien fières de la reconnaissance d’Ottawa qu’a reçue leur communauté pour leur travail auprès des femmes.

Grande fierté pour les Soeurs du Bon-Pasteur

Les Soeurs du Bon-Pasteur de Chicoutimi se réjouissent de la reconnaissance qu’a reçue leur communauté alors que le gouvernement du Canada a souligné la contribution de leurs consoeurs de Québec au mieux-être des femmes. Les représentantes chicoutimiennes rencontrées par Le Quotidien ont affirmé en tirer « une grande fierté », disant que leur congrégation avait aussi beaucoup fait pour les femmes du Saguenay-Lac-Saint-Jean.

Une plaque a été dévoilée le 2 décembre par Parcs Canada en présence du député fédéral de Louis-Hébert, Joël Lightbound. Selon le communiqué publié pour l’occasion, Ottawa reconnaît que « la congrégation des Soeurs du Bon-Pasteur de Québec a consacré sa mission sociale et éducative à la marginalité féminine et la réinsertion sociale des femmes. »

« Ces femmes se sont consacrées à une mission de bienfaisances qu’elles ont poursuivie pendant plus de 150 ans. Alors que nous célébrons le 150e anniversaire de la Confédération, j’encourage tous les Canadiens et Canadiennes à profiter de l’occasion pour en apprendre davantage au sujet de cette congrégation et de leur rôle important dans l’histoire de notre pays », avait déclaré le député.

Au Saguenay-Lac-Saint-Jean, les Soeurs du Bon-Pasteur ont eu jusqu’à 27 couvents un peu partout sur le territoire, a rappelé soeur Huguette Tremblay. « On est fières de voir que notre communauté a été reconnue. L’important c’est de dire qu’on est reconnues par le gouvernement du Canada », a-t-elle indiqué.

Cette dernière a fait part de la bonne nouvelle au journal en compagnie des soeurs Ghislaine Laberge et Madeleine Tremblay, toutes trois enseignantes de carrière maintenant à la retraite. 

Elles ont rencontré Le Quotidien dans une petite salle mettant bien en valeur leur fondatrice Marie Fitzbach, qui inspire encore le quotidien de ces femmes qui ont consacré leur vie aux autres. La mémoire de celle-ci est d’ailleurs gardée bien vivante dans la région. « Aujourd’hui, il y a encore le Séjour Marie-Fitzbach. Il a commencé avec les Soeurs du Bon-Pasteur pour aider les femmes battues. On vient d’ailleurs de fêter les 25 ans », a poursuivi soeur Huguette. L’établissement, fondé en 1992, se trouve aujourd’hui sur la rue des Chevaliers à Chicoutimi. Une soeur, Rolande St-Pierre, y est d’ailleurs toujours active, même si l’établissement est géré de façon laïque.

« Les soeurs encore vivantes ou décédées ont fait quelque chose de beau, même si c’était parfois difficile, a raconté soeur Ghislaine. Les soeurs faisaient confiance à la Providence. » « On s’est toujours occupées de la promotion de la femme », a enchaîné soeur Madeleine Tremblay.

Les Soeurs du Bon-Pasteur de Chicoutimi vivent actuellement de grands changements alors que le déménagement dans une nouvelle aile se poursuit. Environ 25 ont déjà gagné leurs nouveaux appartements dans l’aile qui sera conservée. Les 15 autres attendent que les travaux soient assez avancés pour les rejoindre. 

Par ailleurs, la période des Fêtes a été assez éprouvante dans la grande bâtisse de la rue Bégin à Chicoutimi. Deux soeurs sont décédées dans les jours autour de Noël. Un deuil a été suivi de la naissance du Christ puis d’un autre deuil. 

« On s’éteint. On est 40. C’est ça notre vie, on s’en va. On est sept qui ont 80 ans. On s’en va vers le ciel », a partagé avec philosophie soeur Huguette.

En plus de souligner leur grande fierté, les soeurs espèrent que cette publication dans Le Quotidien aura des retombées positives. « Nous ne nous attendons pas que les vocations, ça va entrer comme avant. Mais peut-être que par notre témoignage, ça peut susciter des vocations autres, et que les personnes peuvent entrer dans d’autres mouvements plus contemporains », a-t-elle poursuivi, consciente que la religion ne rejoint plus autant les gens de la même façon aujourd’hui.

En offrant cette plaque, Ottawa reconnaît que « la congrégation des Soeurs du Bon-Pasteur de Québec a consacré sa mission sociale et éducative à la marginalité féminine et la réinsertion sociale des femmes ».