Ce sont 1075 cyclistes qui participent à la 11e édition du Grand défi Pierre Lavoie. On les voit ici quelques minutes avant le départ.

Grand défi Pierre Lavoie: coup d'envoi de la 11e édition [GALERIE PHOTOS] [VIDÉO]

Les 1075 cyclistes qui participent à la 11e édition du Grand défi Pierre Lavoie (GDPL) remettront plus de 2,3 millions $ dans leur communauté. Depuis la création du GDPL, tout près de 25 millions $ ont été donnés dans les écoles parrainées par les équipes de cette épreuve pour financer des projets.

Jeudi, sur le coup de 13 h, alors qu’un hélicoptère franchissait le ciel de La Baie, Pierre Lavoie donnait les premiers coups de pédales qui allaient le mener au Stade olympique de Montréal, dimanche, 1009 kilomètres plus loin exactement.

Pierre Lavoie, sur la ligne de départ du défi qui porte son nom.

Même s’il a participé à toutes les éditions de ce parcours de vélo qui est connu partout au Québec, Pierre Lavoie conserve encore le feu sacré.

« On voit [le défi] grandir. C’est comme s’occuper d’un arbre. Il démarre petit. Ensuite, il grandit. Après, tu te recules et tu aperçois une forêt. Tu ne peux pas l’abandonner, il faut se rendre jusqu’à sa maturité », lance l’athlète qui n’a plus besoin de présentation et qui se félicite de l’envergure que prend cette aventure année après année.

C’est aussi l’engament de ceux qui s’entraînent et qui s’inscrivent au défi qui motivent Pierre Lavoie à continuer.

« S’entraîner, c’est un élément. À la limite c’est agréable. Parrainer une école, aller dans l’école à deux, trois reprises, passer son message, cibler le besoin, partir en campagne de financement et monter un projet, c’est ça de l’engagement », explique Pierre Lavoie.

Des jeunes encouragent les participants sur la ligne de départ du Grand défi.

Cet engagement permet de mener à bien des projets dans 400 écoles défavorisées du Québec.

« Pédaler, c’est bien, mais s’impliquer, c’est mieux », résume-t-il, avant d’ajouter que les premiers élèves à avoir participé au programme des cubes énergie sont aujourd’hui à l’université.

Pierre Lavoie s’apprête à parcourir les 1000 km du grand défi qui porte son nom.

Départ

Tous les participants du GDPL ont enfourché leur vélo lors du départ officiel, près du Pavillon du quai d’escale à La Baie, et sont partis sous les applaudissements des spectateurs présents. Comme c’est la tradition, le groupe qui était sur scène a entonné Where the Streets Have No Name de U2, la chanson qui est devenue l’hymne du GDPL.

Les cyclistes qui faisaient la première étape se dirigeraient vers L’Anse-Saint-Jean, village natal de Pierre Lavoie. Après une pause pour le souper, les participants à la deuxième étape devaient pédaler jusqu’à La Malbaie avant de passer la nuit à Saint-Ferréol-les-Neiges.

Comme chaque année, le parcours du GDPL comporte des nouveautés et visite de nouveaux coins du Québec. Il passera pour la première fois par La Malbaie, Saint-Ferréol-les-Neiges, l’île d’Orléans et Warwick.

La cause

Le départ, lui, se fait et se fera toujours là où tout a commencé.

« On part toujours d’ici, de la genèse, le 3 septembre 1999 à 15 h. C’est parti d’ici et, pour moi, c’est bien important de toujours revenir au même endroit pour se rappeler pourquoi on fait ça. On a transformé quelque chose de négatif en positif », affirme Pierre Lavoie, faisant référence au décès de ses deux enfants, atteints de l’acidose lactique.

La 11e édition du GDPL réunit 1075 personnes, dont environ le tiers en sont à leur première expérience. Samedi, ils seront 5500 à faire La Boucle, une étape du Grand défi tenue à Drummondville sur une distance de 135 km.