Candidat à la mairie de Saguenay, Arthur Gobeil va démocratiser Promotion Saguenay. Le conseil d'administration de l'organisme sera ouvert aux représentants de la société civile.

Gobeil vise la création de 1000 emplois

Le candidat à la mairie Arthur Gobeil a dévoilé hier les grandes lignes de son engagement politique dans la course à la mairie de Saguenay. M. Gobeil vise la création de 1000 emplois sur le territoire de Saguenay au cours des quatre prochaines années sans négliger la gestion rigoureuse des services aux citoyens.
Arthur Gobeil conserve le même discours depuis qu'il a annoncé son intention de briguer les suffrages à la mairie de Saguenay. Pour le début officiel de sa campagne, il a regroupé son programme dans trois grands volets que sont les « Services à la population », « Gestion rigoureuse et accès facile à l'information » et finalement « Développement économique et leadership rassembleur ».
En matière de développement économique, Arthur Gobeil est le premier candidat à proposer un fonds de capital de risque de 50 millions $ financé par les secteurs privé et public. Le fonds en question servira à soutenir les nouveaux projets qui permettront de créer de l'activité économique et de la richesse pour soutenir le développement de la ville et le maintien des services.
Il a ouvert une parenthèse sur le principe de la microentreprise en créant une structure pour offrir aux entrepreneurs la mise en commun de services. Il s'agit d'un principe d'incubateur de services qui serait facile à mettre en place rapidement. Arthur Gobeil espère de plus la mobilisation des milieux culturel, communautaire et sportif pour alimenter la grande roue économique.
Le conseil municipal subirait sous Arthur Gobeil une transformation majeure comparativement à ce qu'il est devenu sous l'administration Tremblay. Le candidat à la mairie propose une importante redistribution des pouvoirs aux conseillers municipaux en plus d'une révision et de l'actualisation du code d'éthique. Il souhaite la mise en place d'une rotation au sein du conseil municipal en plus d'intégrer les élus municipaux à l'élaboration de la planification stratégique de la ville.
Le modèle préconisé par le maire Jean Tremblay s'est surtout résumé à la concentration des pouvoirs entre les mains du comité exécutif de la ville.
Au chapitre des services à la population, le candidat s'engage à réaliser les investissements nécessaires dans les réseaux routiers, d'aqueduc et d'égout et de ramener la cueillette des ordures ménagères à la semaine. Il juge aussi pertinent de créer un guichet unique pour délivrer les permis aux citoyens en plus d'adopter des allègements réglementaires.
Ce programme comprend un engagement pour un plafond pour les coûts d'inscription aux activités culturelles et sportives. Ce plafond sera identifié en tenant compte des saines habitudes de vie afin de permettre aux citoyens de profiter des équipements de la ville.
La ville de Saguenay fait face à une nouvelle réalité alors que plusieurs jeunes ménages choisissent de s'établir dans des municipalités où les terrains se vendent beaucoup moins cher. Le cas de Saint-Honoré illustre bien ce problème alors que 400 familles ont choisi de s'y établir au cours des dernières années. Pour contrer ce phénomène, Arthur Gobeil propose la création d'un programme d'accès à la propriété.
Arthur Gobeil a déjà rendu public un autre engagement majeur en matière de développement économique. Il souhaite créer une vaste coalition incluant les syndicats, afin de contraindre Rio Tinto à réaliser les deux autres phases du projet AP60 au Complexe Jonquière.
Promotion Saguenay : Gobeil va congédier Ghislain Harvey
Le président et directeur général de Promotion Saguenay, Ghislain Harvey, risque de ne pas survivre au 5 novembre, alors qu'un troisième candidat à la mairie confirme que l'homme fort du régime du maire Jean Tremblay ne fait plus partie des plans d'avenir de l'organisme de développement économique.
Arthur Gobeil n'a pas lésiné sur les mots quant à ses intentions à l'endroit de celui qu'il identifie comme l'architecte de tout ce régime dont le dénominateur commun est le manque de transparence. Pas question pour Arthur Gobeil de dépenser un seul dollar d'avocat pour obtenir des contrats qui seront de toute façon rendus publics après les élections.
Le comptable à la retraite entend de plus changer le nom de l'organisme afin de donner un signal fort quant à une transformation en profondeur de la structure. Promotion Saguenay, sous un mandat d'Arthur Gobeil, va perdre tout son volet politique puisque le financement des organismes sera ramené au conseil municipal. Le patron de l'organisme va perdre son pouvoir discrétionnaire sur les aides financières de 10 000 $ et moins.
« Je suis très conscient que ces personnes sont protégées par des contrats blindés par dessus blindés. Ce n'est pas une question à se poser. Mais il va y avoir des changements en profondeur et l'organisme sera exclusivement concentré sur le développement économique. Le financement aux organismes ou événements va être ramené au conseil municipal comme ça doit se faire normalement », a répété Arthur Gobeil.
Arthur Gobeil ne veut pas se lancer dans une grande théorie sur la gouvernance municipale et la situation de Promotion Saguenay. Il résume sa pensée au mot « transparence » et surtout à l'importance de relancer les opérations de développement économique. Certes, dit-il, Promotion Saguenay a fait de bonnes choses, mais il y a aussi des exemples dont on évite de parler comme l'incursion dans l'aéronautique qui s'est soldée par un échec toujours bien visible avec un immeuble industriel vide sur le site de l'aéroport de Bagotville.
« C'est un montant de 10 M $ qui est dépensé par Promotion Saguenay. C'est anormal qu'il n'y ait pas de transparence », ajoute Arthur Gobeil. Il ne se trouve pas beaucoup de candidats ou candidate à la mairie pour croire que tout cet argent est dépensé dans des stratégies auprès d'entreprises qui réclament la confidentialité.
Arthur Gobeil va simplement ramener la transparence comme règle de conduite à Promotion Saguenay. Le maire n'occupera également plus la présidence du conseil d'administration de l'organisme pour éviter qu'il se retrouve en situation de conflit d'intérêts.